mardi 9 décembre 2014

Allergie à la spiruline

L'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire signale un cas grave d'allergie à la spiruline chez un homme de 35 ans. La spiruline est une bactérie qui croît entre 32°C et 35°C dans des eaux salines. La spiruline renferme une grande quantité de protéines (59 à 65 %). Elle contient également 5 à 6 % de lipides dont 1,5 à 2 % d'acides gras polyinsaturés, des vitamines (B1, B2, B3, B6, B9, B12, C, D et E), des minéraux (potassium, calcium, chrome, cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, sélénium, sodium et zinc) et des pigments incluant notamment la chlorophylle A, des caroténoïdes et la phycocyanine C. Il s'agit donc d'un aliment ou complément alimentaire de haute qualité nutritionnelle. Il faut cependant rester prudent avant d'en consommer.

ANSES

vendredi 5 décembre 2014

Plus de polyphénols?

A l'occasion d'une expertise sur une poudre de canneberge destinée à l'alimentation sous forme notamment de boissons aromatisées, l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire précise que la supplémentation en polyphénols (antioxydants dont la canneberge ou cranberry est riche) n'ont pas d'intérêt pour la santé par rapport à une alimentation normale. De plus, il est probable que la dose de polyphénols soit trop importante (et peut être nocive) pour l'alimentation des enfants.
ANSES

mercredi 26 novembre 2014

Combien de calories SVP?

Les Américains mangent et boivent environ un tiers de leurs calories loin de la maison et les gens s'attendent à des informations claires sur les produits qu'ils consomment. Rendre obligatoire l'information sur le nombre de calories des aliments consommés en restauration en chaîne et des aliments de distributeurs automatiques est une étape importante pour la santé publique qui aidera, selon la FDA américaine, les consommateurs à faire des choix éclairés pour eux-mêmes et leurs familles.

La Food and Drug Administration des États-Unis vient de finaliser deux règles exigeant que l'information calorique soit inscrite sur les menus et les cartes de menu dans les chaînes de restaurants , les établissements d'alimentation au détail et distributeurs automatiques ayant 20 emplacements ou plus.

Serait-ce utile également pour les consommateurs français?

FDA

jeudi 13 novembre 2014

Phytostérols: rien de démontré

Les aliments enrichis en phytostérols comme les margarines ou les produits laitiers frais par exemple ont-ils un effet bénéfique sur les maladies cardiovasculaires ? Dans un avis rendu public le 25 juin 2014, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) estime que si les phytostérols contribuent à la réduction du cholestérol sanguin, leur bénéfice sur la prévention des maladies cardiovasculaires n'est pas démontré.

En effet, les maladies cardiovasculaires sont multifactorielles, la diminution d'un seul facteur de risque n'entraînant pas automatiquement la diminution du risque de maladie. Par conséquent, l'Anses recommande :

aux personnes soucieuses de leur taux de cholestérol de consulter un professionnel de santé afin de connaître notamment les mesures hygiéno-diététiques les plus adaptées à leur situation,
aux consommateurs de produits enrichis en phytostérols de veiller à atteindre a minima les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) en fruits et légumes afin de compenser la baisse de bêta-carotène engendrée par la consommation de ces produits,
aux enfants d'éviter la consommation de produits enrichis en phytostérols,
aux femmes enceintes et allaitantes d'éviter la consommation de produits enrichis en phytostérols.

Les phytostérols sont des composés naturels présents dans les plantes (graines des oléagineux notamment).

ANSES

jeudi 6 novembre 2014

La malbouffe modifie les gènes

Une expérience originale d'épigénétique vient d'être menée par des chercheurs néerlandais. Il s'agit de souris, mais le concept est important et il concerne un sujet majeur, celui du déséquilibre alimentaire conduisant aux maladies cardiovasculaires. L'épigénétique concerne la modification non pas d'un gène proprement dit, mais la modification de son fonctionnement. L'environnement a donc une influence sur le fonctionnement de nos gènes. Il semblerait que ce soit le cas pour le déséquilibre alimentaire. En effet, les souris qui étaient habituées à la "malbouffe" depuis le début, avaient des gènes perturbés. Ces gènes transférés sur des souris "saines" les rendaient sensibles à leur tour aux maladies cardiovasculaires. Sans préjuger de ce qui se passe chez l'être humain, on peut tout de même imaginer que le déséquilibre alimentaire peut laisser des traces durables sur nos gènes, même si on a changé ses habitudes alimentaires.

Journal of Leukocyte Biology

vendredi 24 octobre 2014

Champignons: attention!

L'été et surtout l'automne sont propices à la cueillette des champignons, mais ce n'est pas sans risques.
En 2014, compte-tenu des conditions météorologiques estivales pluvieuses, la saison des champignons a commencé plus précocement. Depuis le début de la surveillance saisonnière (30/06), 16 cas graves, dont un mortel, ont été observés. Ces cas graves, survenant après l'ingestion d'espèces de champignons connues pour être toxiques, pourraient être évités par une identification préalable des espèces consommées.

INVS / Les recommandations de l'ANSES

vendredi 17 octobre 2014

Que mangent les français?

Tous les 7 ans, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) fait une grande étude sur les habitudes alimentaires des français. Les données de la dernière en date (INCA2) sont maintenant disponibles.

D'après les résultats de l’étude INCA 2, l'assiette des Français contient en moyenne 44 % de glucides, 39 % de lipides, et 17 % de protéines, soit encore trop de lipides et pas assez de glucides et de fibres. Les consommations de fruits et légumes par les jeunes adultes sont insuffisantes.

Les évolutions par rapport à 1999 sont plutôt positives mais contrastées :

  • stabilisation des apports énergétiques chez les adultes et diminution sensible de ces apports chez les enfants de moins de 14 ans,

  • augmentation de la consommation de fruits chez les adultes et les adolescents,

  • diminution de la consommation de boissons alcoolisées chez les adultes,

  • diminution de la consommation de sel, malgré tout insuffisante.


ANSES

mardi 7 octobre 2014

Canneberge et infections urinaires: toujours rien

40 à 50 % des femmes ont eu au moins une infection urinaire au cours de leur vie. La bactérie Escherichia coli (E. coli) est la bactérie la plus fréquemment responsable de ce type d'infections chez la femme de 15 à 65 ans (80 % des cas).

La possibilité d'utiliser la canneberge (ou cranberry en anglais) et des produits en contenant pour prévenir les infections urinaires est régulièrement évoquée. L'Agence Nationale de Sécurité Alimentaire (ANSES) vient de refaire le point sur les dernières données scientifiques.

Ses conclusions sont prudentes: les données, notamment cliniques (suivi de patients), sont actuellement insuffisantes pour conclure que la consommation de canneberge ou de produits en contenant a un effet préventif sur les infections urinaires.

Cette nouvelle ne doit pas décourager les adeptes du jus de cranberry qui est aussi une source d'antioxydants.
ANSES

mardi 30 septembre 2014

Champignons: automne à risque

L'Automne est certainement la saison des champignons. Mais pour être amateur, il n'en faut pas moins être averti des risques potentiels. Alors que des cas d'intoxications par des champignons ont été signalés ces dernières semaines, le ministère en charge de la santé rappelle un certain nombre de recommandations en matière de cueillette et de consommation.


Dans cette liste des recommandations, il est indiqué notamment de :




  • ne pas ramasser un champignon en cas de doute sur son état ou son identification,

  • éviter les sites pollués (bords de routes, aires industrielles, décharges), les champignons concentrant les polluants,

  • déposer les champignons dans une caisse ou un carton, les sacs plastiques accélérant le pourrissement,

  • séparer les champignons récoltés par espèce, un champignon vénéneux pouvant contaminer les autres,

  • ne pas consommer les récoltes avant de les avoir fait contrôler par un spécialiste, les pharmaciens ou les associations et sociétés de mycologie pouvant être consultés,

  • les conserver au réfrigérateur et les manger 2 jours au maximum après la cueillette,

  • les consommer en quantité raisonnable et après une cuisson suffisante.


En cas d'apparition d'un ou de plusieurs symptômes (tremblements, vertiges, nausées, vomissements, diarrhées ou douleurs abdominales...), il convient de contacter le 15 ou le centre antipoison le plus proche. En règle générale, les symptômes apparaissent dans les 12 heures après leur consommation.


Ministère de la Santé

mercredi 3 septembre 2014

Pas de miel pour les nourrissons

On croit parfois bien faire en donnant du miel aux bébés, car il s'agit d'un aliment "naturel" aux vertus connues. Il y a quand même un risque peu connu mais bien réel.

Le botulisme infantile est une maladie rare, survenant chez les enfants de moins d'un an. Des formes résistantes (spores) de la bactérie (Clostridium botulinum), responsables de cette maladie, peuvent se trouver dans les poussières et certains sols. Transportées par les abeilles, les spores peuvent se retrouver ensuite dans le miel. Suite à l'augmentation du nombre de cas de botulisme infantile depuis 2004, l'Agence nationale de sécurité sanitaire rappelle qu'il est absolument déconseillé de donner du miel, quelle que soit son origine, aux nourrissons de moins d'un an.

ANSES

04/09/2014

jeudi 21 août 2014

Laver le poulet est-il risqué?

La Food Standards Agency anglaise vient de publier un communiqué demandant aux personnes de ne pas laver la viande de poulet crue avant de la cuisiner.

La viande de poulet est la principale source de campylobacter, qui donne lieu au plus grand nombre d'empoisonnements dus à la nourriture en Angleterre. Ce germe peut parfois être fatal.

Cette nouvelle recommandation se base sur le fait que le nettoyage de la viande de poulet crue à l'eau vive entraîne une diffusion des germes pathogènes avec les micro-gouttelettes générées, et se répandant sur les vêtements, les mains ainsi que l'ensemble des éléments alentours. Ne pas laver la viande limite la contamination aux mains du cuisinier, de la planche à découper et du couteau — les germes étant ensuite tués lors de la cuisson.

De même, il est conseillé de conserver la viande de poulet crue en bas de son réfrigérateur, pour ne pas contaminer les aliments situés en dessous. Les ustensiles ayant servi à découper le poulet doivent être également nettoyés soigneusement.

Food Standards Agency

Coeur et oméga-3 : une affaire de rythme

Les personnes qui ont des niveaux d'oméga-3 supérieur à la moyenne dans le sang sont à peu près 30 pour cent moins susceptibles que ceux ayant les plus faibles niveaux de développer une fibrillation auriculaire, selon une étude de la Harvard School of Public Health. La fibrillation auriculaire est un trouble du rythme cardiaque très fréquent, notamment chez le sujet de plus de 60 ans. Il s'agit de la contraction anarchique des oreillettes cardiaques, qui entraîne une contraction rapide et irrégulière des ventricules situés juste en dessous. Elle se manifeste dans la moitié des cas par des crises de palpitations qui sont ressenties, et une impression d’angoisse et d'oppression. Le risque est double: à la fois une mauvaise efficacité du coeur comme pompe (insuffisance cardiaque), et la possibilité de formation de caillots sanguins qui peuvent ensuite se déplacer et boucher des artères provoquant par exemple un accident vasculaire cérébral si c'est une artère du cerveau qui est ainsi bouchée. Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont suivi 3300 personnes âgées de plus de 65 ans pendant plus de 14 ans. Il y a donc un bénéfice probable à manger des omega-3, pour prévenir la fibrillation auriculaire. Rappelons que les oméga 3 se trouvent notamment dans les poissons gras vivant en eaux froides (principalement le saumon, le hareng, le maquereau, le thon, les anchois et les sardines), l'huile de lin, l'huile de colza, les noix, les légumes verts à feuilles ((mâche, chou, laitue, …) et dans des compléments alimentaires vendus dans le commerce.
Source: Circulation

mercredi 30 juillet 2014

Eté et seniors: adapter l'alimentation

Une attention particulière est nécessaire pendant l'été en ce qui concerne l'alimentation des personnes âgées de plus de 65 ans car ils sont particulièrement exposés aux risques de déshydratation et de coup de chaleur quand la température ambiante est élevée.

Ils ont une capacité diminuée pour lutter contre la chaleur par la transpiration ainsi que des difficultés à éliminer l'eau dans les cas d’apport excessifs en raison d'un mauvais fonctionnement des reins. Il faut alors que le sujet consomme suffisamment d’eau tout en évitant les excès.

  • Il est conseillé de boire au minimum l’équivalent de 8 verres d’eau par jour (soit 800 mL), l'idéal étant une consommation quotidienne de 13/14 verres.

  • Consommer des eaux moyennement minéralisées : faire par exemple des mélanges d'eau gazeuse (fortement minéralisée) et d'eau du robinet.

  • Essayer de boire régulièrement afin d'anticiper la sensation de soif.


Si vous n'appréciez pas les eaux « natures », vous pouvez diversifier vos apports en eau en consommant :

  • du thé ou café frais

  • du sirop dilué dans de l'eau ou apporté sous forme de glaçons

  • des gaspachos ou soupes froides

  • des compotes de fruits

  • des sorbets préférables aux glaces, car plus riches en eau

  • des jus de fruits

  • des fruits et légumes riches en eau comme la pastèque, le melon, les fraises, les pêches, les tomates, les courgettes et concombres

  • des yaourts (1 yaourt hydrate aussi bien qu'un verre d’eau), du fromage blanc)


Source: ANSES

30/07/2014

vendredi 18 juillet 2014

Margarine aux phytostérols: quelle efficacité?

Les aliments enrichis en phytostérols comme les margarines ou les produits laitiers frais par exemple ont-ils un effet bénéfique sur les maladies cardiovasculaires ?

Dans un avis rendu public le 25 juin 2014, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) estime que si les phytostérols contribuent à la réduction du cholestérol sanguin, leur bénéfice sur la prévention des maladies cardiovasculaires n'est pas démontré.

L'Anses indique en effet que les maladies cardiovasculaires sont multifactorielles, la diminution d’un seul facteur de risque n'entraînant pas automatiquement la diminution du risque de maladie.

Par conséquent, l'Anses recommande :

  • aux personnes soucieuses de leur taux de cholestérol de consulter un professionnel de santé afin de connaître notamment les mesures hygiéno-diététiques les plus adaptées à leur situation,

  • aux consommateurs de produits enrichis en phytostérols de veiller à atteindre a minima les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) en fruits et légumes afin de compenser la baisse de bêta-carotène engendrée par la consommation de ces produits,

  • aux enfants d'éviter la consommation de produits enrichis en phytostérols,

  • aux femmes enceintes et allaitantes d'éviter la consommation de produits enrichis en phytostérols.


Les phytostérols sont des composés naturels présents dans les plantes (graines des oléagineux notamment).

Source: ANSES

18/07/2014

mercredi 16 juillet 2014

Mangez des noix!

Le diabète et les maladies cardiovasculaires font partie des principales maladies dans le monde.Un des mode de prévention passe par une alimentation saine.

Parmi les aliments permettant de diminuer le risque de diabète et des maladies cardiovasculaires, les noix (noix, noisettes, cajou, amandes, pistaches...) sont particulièrement intéressantes.

Elles contiennent des acides gras non saturés, des fibres, des protéines végétales de haute qualité, des minéraux (magnesium, potassium...), des polyphénols, des tocophérols, des phytostérols et des acides phénoliques.

Dans la famille des noix, les "noix" du noyer sont particulièrement riches en acide alpha-linolénique qui est un omega 3.

American Journal of Clinical Nutrition

17/07/2014

mardi 8 juillet 2014

Acrylamide: un cancérigène du quotidien

La nourriture cuite à haute température peut être potentiellement cancérigène comme le confirme un rapport Européen.

L'agence européenne de sécurité sanitaire et de l'alimentation (EFSA) vient de confirmer d'anciennes études selon lesquelles l'acrylamide, substance produite par les hautes températures lors du brunissement des aliments est potentiellement cancérigène.

Cet effet serait même plus important chez les enfants.

Certains processus industriels de brunissement ou certains modes de cuisson comme la friture ont pour but de rendre les aliments plus appétissants. C'est ainsi que l'acrylamide est produite.

C'est le cas par exemple des frites, du café, du barbecue, de certains biscuits ou de certains aliments pour bébé. Le meilleur conseil que l'on puisse donner est de cuire ses aliments aux températures les plus basses possibles.


EFSA

08/07/2014

mardi 24 juin 2014

Les légumes ça rend fort!

Parents, éducateurs et publicitaires croient être efficaces quand ils vantent les vertus des légumes pour la santé auprès des enfants. Ils se trompent.

Selon des recherches publiées dans le Journal of Consumer Research, les enfants ont tendance à trouver moins de goût aux aliments présentés comme "utiles", en l’occurrence des carottes et des biscuits apéritifs vantés comme facilitant la lecture et le calcul.

Inversement, il semble plus utile de faire la "pub" des aliments qu'on veut promouvoir en mettant l'accent avant tout sur leurs qualités gustatives.

Journal of Consumer Research

24-06-2014

jeudi 19 juin 2014

Une qualité du pain blanc

La flore intestinale, appelée maintenant le "microbiote" joue un rôle important dans notre santé. Lorsque certaines populations de bactéries du microbiote diminuent, certaines maladies peuvent apparaitre. L'un des moyens les plus efficaces pour maintenir un bon équilibre de la flore intestinale est par notre alimentation. Des chercheurs espagnols viennent de montrer, que le pain blanc, contrairement à sa mauvaise réputation (par rapport au pain complet), a des effets positifs sur le microbiote en augmentant notamment la population de lactobacillus.
Journal of agricultural and food chemistry

19-06-2014

mardi 17 juin 2014

Des idées pour bien manger

Avec la Fabrique à menus, fini la panne d'inspiration ! Découvrez des idées de menus de saison variés pour manger équilibré toute la semaine en accord avec les repères nutritionnels du Programme National Nutrition Santé.
La Fabrique à menus du site mangerbouger.fr, développée par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), permet au grand public de créer des menus variés et équilibrés.
Lancée en 2013 dans le cadre du programme national nutrition santé (PNNS), la Fabrique à menus a été conçue autour des 8 repères nécessaires à un bon équilibre alimentaire, afin d'en faciliter l'intégration dans la vie quotidienne des Français. La Fabrique à menus propose chaque semaine des menus variés et équilibrés, composés à partir de plus de 2 000 recettes conjuguant plaisir et santé. Afin de faciliter au maximum la préparation des repas, des outils complémentaires sont proposés : recettes détaillées, listes de courses associées à imprimer ou disponibles sur smartphone, réception des menus par mail toutes les semaines… Les menus répondent aux besoins d’un adulte « moyen » (2000 kcal/jour), s’appuient sur les apports nutritionnels conseillés (ANC) en France (50 % de glucides, 35 % de lipides, 15 % de protéines) et sur une juste répartition des groupes d’aliments en quantité et en fréquence.

La fabrique à menus

17-06-2014

lundi 16 juin 2014

Examens et boissons énergisantes

Certains étudiants consomment des boissons énergisantes pour passer le bac ou les examens universitaires.

Cette consommation est motivée par un souhait de prolonger l'état de veille pour travailler tard dans la nuit, ou pour stimuler la mémoire pour passer l’examen.
C'est une idée fausse !

Selon l'Institut de Recherche du Bien-être, de la Médecine et du Sport Santé (IRBMS) qui a mené une grand enquête sur ce sujet, les boissons énergisantes n'améliorent pas la mémoire ou les performances intellectuelles.

En effet, si ces boissons sont réellement excitantes, il ne faut pas confondre l'excitation qu'elles procurent, avec les performances intellectuelles. L'excitation n’est pas synonyme de performance du cerveau. Bien au contraire, pour l'IRBMS, la mémorisation, la concentration, demandent une sérénité, une tranquillité d'esprit, un calme, et certainement pas une excitation parasite.

L'excitation « nerveuse » ou « cérébrale » induite par les boissons énergisantes peut au contraire engendrer une angoisse, augmenter le stress déjà important à l'approche de l'examen, et peut ainsi déstabiliser complétement l'étudiant.

Source: IRBMS

16-06-2014

mercredi 11 juin 2014

Cancer: diminuer son risque par l'alimentation

On sait maintenant bien ce qu'il faut manger (ou pas) pour diminuer son risque de cancer.
L'apparition d'un cancer dépend à la fois de la génétique, de facteurs environnementaux et de l'hygiène de vie. Pour certains cancers le mode d'alimentation est important pour diminuer son risque. C'est le cas selon le Fond de Recherche Mondial contre le Cancer, des cancers de la prostate, du sein, du colon, de la gorge, et du pancréas. Les données sont suffisamment concluantes pour émettre des recommandations:
L'alcool est évidemment à éviter, ainsi que la viande rouge ou industrielle (cancer du colon), les viandes cuites à haute température (y compris la volaille et le poisson), les laitages, en faisant attention chez certaines personnes au manque de calcium.
Inversement, les fruit et les légumes sont conseillés ainsi que le soja sous une forme naturelle qui permettrait de diminuer le risque de cancer du sein pris à l'adolescence et chez les personnes ayant déjà eu un cancer du sein.

Fond de Recherche Mondial contre le Cancer

11-06-2014

mardi 10 juin 2014

Preservez votre flore intestinale

Le microbiote qu'on appelait avant la flore intestinale est un partenaire essentiel de notre santé, ou un facteur de maladie.
Les milliards de bactéries qui peuplent notre intestin sont d'une incroyable diversité. Certaines favorisent des maladies alors que d'autres nous protègent. Dans tous les cas, selon des études scientifiques récentes il vaut mieux avoir un microbiote riche que pauvre. En effet, les personnes qui ont une flore variée sont moins sujettes à l'obésité, ont moins de diabète, de cholestérol, et moins d'inflammation que les autres (le niveau d'inflammation est un facteur de risque cardiovasculaire). Cette constatation a été faite à partir d'une base de données génétiques européenne sur la population danoise.
Alors, comment faire pour enrichir sa flore intestinale? Il semblerait qu'une alimentation peu calorique et riche en protéines soit favorable, mais il faut également éviter de détruire son microbiote avec notamment les antiseptiques ou antibiotiques.
Source: MetaHIT Commission Européenne
10-06-2014

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vendredi 6 juin 2014

Allaitement: une protection efficace

L'allaitement maternel est connu pour probablement diminuer le risque d'obésité de l'enfant plus tard. Cependant, on ne connait pas les effets sur des paramètres plus précis concernant la masse grasse. Une équipe de chercheurs hollandais a mené une étude sur plus de 5000 enfants pour mesurer les effets de l'allaitement maternel sur la masse grasse des enfants. Les résultats sont plutôt positifs puisque les enfants qui avaient été allaités plus longtemps, ou exclusivement, ou dont la diversification alimentaire (introduction de la nourriture solide) avait été plus tardive, avaient une masse de graisse corporelle plus faible. Un argument de plus pour promouvoir l'allaitement maternel.
American journal of clinical nutrition
06-06-2014

mercredi 4 juin 2014

Une vraie pause-déjeuner!

Pour de nombreux salariés, la pause-déjeuner se limite souvent à un sandwich vite avalé face à ses dossiers. Une mauvaise habitude alimentaire pas si compliquée à changer. Suivez les conseils du Programme National Nutrition Santé.

Saviez-vous qu'en France, nous consacrons en moyenne à peine 22 minutes à la pause-déjeuner? Quand on sait que la sensation de satiété (quand on n'a plus faim) met ce temps-là pour arriver au cerveau, cela fait un peu juste… Surtout quand le repas est avalé sans y penser, parfois à son bureau face à ses dossiers ou devant la machine à café. Difficile dans ces conditions de résister à l'envie de grignoter quelques heures après.

La solution ? Prendre le temps de déjeuner, même quand on est pressé ! Cela suppose de faire une vraie coupure (20 minutes au minimum loin de son ordinateur et de ses dossiers), assis et au calme, en prêtant attention à ce que l'on mange et en savourant chaque bouchée... Le b.a.-ba pour tenir jusqu'au dîner sans succomber à l'appel de la barre chocolatée !

Faites également l'effort de varier vos repas en limitant les aliments gras et sucrés (kebab, fast-food…). Ainsi, vous vous lasserez moins et vous vous attablerez chaque midi avec plaisir et envie. Et dès que vous le pouvez, emportez des plats faits "maison", bien utiles pour économiser en recyclant vos restes : poulet rôti ou jambon blanc en sandwich (avec du pain complet ou aux céréales, plus riche en fibres et minéraux, à tartiner de fromage frais plutôt que de mayonnaise), pâtes ou riz cuits en salade composée (avec œufs, tomates, comté et vinaigrette légère), part de quiche (à associer à des carottes râpées)…

PNNS

04-06-2014

mercredi 28 mai 2014

Caféine: rester "vigilant"

Le café est le principal vecteur de caféine chez les adultes, mais les boissons dites "énergisantes" en constituent un nouveau vecteur chez les enfants et adolescents. Elles représentent jusqu'à 15% de l’apport en caféine chez les enfants français d'après une étude publiée en 2013. Il est recommandé de modérer la consommation de caféine, particulièrement pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes sensibles à ses effets ou présentant certaines pathologies. Chez les enfants et adolescents, outre les troubles du sommeil, l'agitation et l'excitation, l'anxiété, la tachycardie, ou encore les douleurs thoraciques peuvent être observés après consommation de caféine en quantité élevée. Il est donc préoccupant de constater que des quantités élevées de boissons dites « énergisantes » (3 à 4 canettes) peuvent être consommées par de jeunes enfants. de plus, bien que le risque de développer une dépendance à la caféine reste discuté, certaines études montrent qu'environ 20 % des adolescents consommateurs de caféine pourraient être classés comme dépendants. On peut suspecter que la consommation précoce de caféine puisse favoriser la survenue de conduites addictives (comme c'est le cas pour d'autres substances comme l'alcool, le tabac, le cannabis). Ceci pourrait s’expliquer par le caractère immature du cerveau chez l'enfant et le jeune adolescent, ce qui compromet le contrôle d’une partie du cerveau impliquée dans les émotions et dans le cycle veille-sommeil.

ANSES

28-05-2014

jeudi 22 mai 2014

Bon, bien, et durable?

Ne pas acheter des raisins importés d'Argentine, mais plutôt des raisins de France voire d'Italie, c'est vertueux "pour la planète", mais est-ce simple à mettre en oeuvre? Une équipe de chercheurs français de l'INRA et de l'INSERM a mis au point une étude très originale, qui évalue la possibilité de se nourrir avec un bon "bilan carbone", tout en mangeant sainement, suffisamment, à un prix raisonnable, et en conservant ses habitudes culturelles. Eh bien figurez-vous qu'il est parfaitement possible de concilier tous ces impératifs au même coût financier, jusqu'à une diminution de 20% de l'empreinte carbone! Il faut toutefois faire un effort sur les fruits et les légumes, et diminuer la quantité d’énergie ingérée (calories). American journal of clinical nutrition
22-05-2014

lundi 19 mai 2014

Le sucre se débrouille seul

La relation entre la consommation du sucre et les maladies cardiovasculaires ne passe pas forcément par le surpoids ou l'obésité. On a depuis longtemps la certitude que la consommation de sucres alimentaires est liée à l'obésité, aux maladies chroniques et aux facteurs de risques cardiovasculaires, mais on ne sait pas encore précisément si le sucre est en lui-même un facteur de risque, ou s'il agit par l'intermédiaire de l'obésité. Une grande revue des principales études scientifiques vient d'être menée. la conclusion est que le sucre peut à lui seul directement augmenter les taux de triglycérides et de cholestérol dans le sang, et faire monter la pression artérielle.

American journal of clinical nutrition

19-05-2014

vendredi 16 mai 2014

Des compléments alimentaires décevants

Les compléments alimentaires sont largement utilisés dans le but d'améliorer sa santé, mais on connaît peu leurs effets métaboliques et cardiovasculaires quand ces compléments sont pris ensemble, en "cocktail". Une étude très intéressante vient d'être menée par des chercheurs américains et italiens chez des personnes non-obèses et en bonne santé. Ils ont observé les effets sur l'organisme d'un mélange de compléments alimentaires, tous réputés "bons pour la santé": resveratrol (anti-oxydant du vin et du raisin), extraits de thé, extraits de grenade, quercétine, curcuma, sésamine (phyto-oestrogène), extraits de cannelle, huile de poisson. Au bout de 6 mois, les chercheurs ont mesuré chez les personnes testées, les effets sur les artères, les lipides, le sucre, la pression artérielle, les graisses corporelles, le stress oxydatif, l'inflammation. Résultat: AUCUN EFFET. Il n'y a donc pas de pilule "miracle" pour être en bonne santé. En revanche, il est nettement plus bénéfique à la santé de consommer les fruits, légumes et épices "entiers" ou cuisinés. En effet, la valeur nutritionnelle par exemple d'un fruit, ne se limite pas à une seule substance, mais à un ensemble de substances et nutriments bénéfiques, dont les fibres, les vitamines, les oligo-éléments et les anti-oxydants. Par exemple, les fraises contiennent au moins 7 anti-oxydants différents.

Aging

16-05-2014

mercredi 7 mai 2014

Des fruits, oui...mais entiers!

Manger certains fruits entiers, en particulier les myrtilles, les raisins, les pommes, les bananes et les pamplemousses, est significativement associé à un risque moindre de diabète de type 2, et ce indépendamment de l'index glycémique propre à chaque fruit, selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de la Harvard School of Public Health (HSPH) à partir de données recueillies entre 1984 et 2008 sur 187382 participants.

Une plus grande consommation de jus de fruits est à l'inverse associée à un risque plus élevé de diabète de type 2, probablement en raison de l'indice glycémique élevé des jus de fruits, plus rapidement digérés par le tube digestif que les fruits riches en fibres.

Ces conclusions rejoignent les recommandations de consommation de fruits entiers et non de jus de fruits, dans la prévention du diabète de type 2

BMJ / sciencedaily

07-05-2014

vendredi 2 mai 2014

Obésité infantile, un fardeau social

Une étude britannique montre que les adolescents en surpoids ou obèse ont plus de problèmes sociaux que les autres : stigmatisation, mise à l'écart, brutalités. Ces problèmes sont même ressentis comme plus importants que les ennuis de santé liés au surpoids. Une difficulté supplémentaire, par exemple pour participer aux activités physiques ou sportives collectives. Au Royaume-Uni, 20% des enfants de 11 à 15 ans sont obèses.
Rappelons qu'en France, environ 12% des enfants de 5 ans sont en surpoids et 3% sont obèses.
Les implications sociales de l'obésité doivent être prises en compte, et particulièrement chez les enfants.
British Medical Journal
02-05-2014

mardi 15 avril 2014

Attention, poisson contaminé!

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) recommande de ne pas consommer plus de deux portions de poissons par semaine.


Cette recommandation doit permettre à la fois de couvrir les besoins en nutriments et de limiter les risques de surexposition aux contaminants chimiques (mercure, dioxines, PCB...). Idéalement, sur ces deux portions hebdomadaires, il faut consommer une portion de poisson gras (saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée). Par ailleurs, s'il est nécessaire de varier les espèces de poisson, il est également important de diversifier les lieux d'approvisionnement (sauvage, élevage, lieux de pêche...).


La consommation de poissons d'eau douce fortement « bio-accumulateurs » (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) doit être limitée à une fois tous les deux mois pour les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes ainsi que pour les enfants de moins de 3 ans, les fillettes et les adolescentes et à deux fois par mois pour le reste de la population.


L’Anses conseille également aux femmes enceintes et allaitantes et aux enfants de moins de 3 ans :




  • de limiter la consommation de certains poissons prédateurs sauvages (baudroie, bar, dorade, thon...),

  • d’éviter la consommation d'espadon, marlin, siki, requin et lamproie.


service-public.fr


15/04/2014

mardi 8 avril 2014

Le thé noir, arme anti-hypertension?

Boire trois tasses de thé noir, riche en flavonoïdes, réduit la pression artérielle de manière significative : 2 à 3 mm de mercure tant sur la pression systolique ("pression maxima") que diastolique ("pression minima"). Si on considère par exemple que la pression maxima passe de "14 de tension à 13,7", la baisse pourrait paraître peu importante mais elle réduirait en fait de 10% la fréquence de l'hypertension et de 7% à 10% le risque de maladies cardiovasculaires... C'est la conclusion d'une étude très sérieuse menée par Jonathan Hodgson et collègues de ''université de Perth en Australie, et publiée dans la revue Archives of Internal Medicine (Effects of Black Tea on Blood pressure). Sur six mois de consommation de thé noir, par rapport à une consommation de placebo (du faux thé?), la tension artérielle maxima chute de 2,7 mm à trois mois et 2 mm à 6 mois, la pression artérielle minima de 2,3 mm à trois mois et 2,1 mm à 6 mois. Une étude précédente des mêmes auteurs n'avait pas pu montrer de différence significative mais la sensibilité des mesures était bien moindre (Journal of hypertension). Le mécanisme d'action n'est pas totalement élucidé malgré certaines hypothèses, en particulier un effet sur l'endothéline, une substance sécrétée par la paroi interne des vaisseaux et qui modifie leur calibre, ce qui a pour effet de modifier la pression artérielle.
08-04-2014

mercredi 2 avril 2014

Les légumes ou la vie!

"Mange tes légumes!". Les mères de familles n'auront jamais eu autant raison. Tout le monde est persuadé que les fruits et les légumes c'est "bon pour la santé".
Toutefois, il est bon de rappeler les résultats d'une vaste étude anglaise, portant sur plus de 65000 personnes, qui a mesuré les effets de la consommation de fruits et légumes sur l'état de santé.
Ils sont sans appel. Chez les personnes qui mangent 7 portions de fruits et légumes par jour (oui, vous avez bien lu, 7, et pas 5), par rapport à ceux qui en mangent moins d'une fois par jour (situation moins rare qu'on le pense) la mortalité toutes causes confondues est diminuée de 33%. La mortalité par cancer est diminuée de 25% et la mortalité cardiovasculaire de 31%.
L'efficacité semble en revanche meilleure pour les légumes que pour les fruits, et par ailleurs, les fruits surgelés ou en conserve seraient associés à une augmentation de la mortalité de 17%.
Des efforts d'éducation nutritionnelle sont encore nécessaires!

J Epidemiol Community Health

02/04/2014

mardi 1 avril 2014

Omega 3: la déception

Les oméga 3 ne sont peut-être pas le remède miracle que l'on pensait contre les maladies cardiovasculaires.
Alors que deux études récentes avaient mis en cause l'intérêt d'une supplémentation en omega 3 pour prévenir l'infarctus du myocarde chez les personnes à risque ou chez ceux ayant déjà eu un infarctus, une nouvelle étude émet également un doute sur leur utilité pour prévenir les problèmes coronaires (angine de poitrine et infarctus).
Cette étude de l'université de Cambridge a repris l'ensemble des publications scientifiques sur le sujet, ce qui concerne environ 600 000 personnes. Il s'agissait de faire un lien entre la consommation dans l'alimentation, de graisses de différents types (saturées, insaturées, graisses trans...), y compris les omega 3, et la survenue de problèmes coronariens. Contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, consommer beaucoup d'omega 3 et peu de graisses saturées ne change pas grand-chose au risque d'infarctus du myocarde.
Doit-on remettre en cause les recommandations actuelles sur les différents types de graisses dans l'alimentation?
Sources: BMJ / NEJM / Annals of Internal Medicine
01/04/2014

jeudi 27 mars 2014

Deux repas ou plus?

Une idée assez courante voudrait que faire plusieurs "petits" repas fractionnés dans la journée, permettrait de dépenser plus d'énergie qu'avec les classiques "deux à trois repas par jour". Cette pratique est notamment conseillée aux personnes diabétiques.
Il s'avère que manger ainsi est plutôt néfaste pour la santé. En effet, selon une étude présentée lors du dernier congrès de la Société Britannique d'Endocrinologie à Liverpool, non seulement, les repas fractionnés (cinq par jour dans l'étude) ne changent rien à la dépense énergétique, par rapport à deux repas par jour, mais ils provoqueraient une augmentation de la production de toxines digestives, responsables de l'état inflammatoire global, lui-même responsable de diabète ou de maladies vasculaires.
Conclusion: restons "classiques".
Society for Endocrinology / Diabetes Care
27/03/2014

mercredi 19 mars 2014

Attention à la levure de riz rouge

La "levure de riz rouge" est une moisissure de couleur rouge cultivée sur du riz et utilisée dans de nombreux compléments alimentaires revendiquant le "maintien d’un taux de cholestérol dans le sang à un niveau normal". Cette moisissure contient la même substance que dans les médicaments appelés "statines", utilisés pour lutter contre le cholesterol. Ces médicaments sont connus entre-autres sous les marques Crestor, Elisor, Tahor, Zocor. L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (ANSES) a reçu 25 signalements d'effets indésirables (majoritairement des atteintes des muscles et du foie, comme pour les statines) susceptibles d'être liés à la consommation de compléments alimentaires contenant de la "levure de riz rouge".
Dans les conditions actuelles, l'Anses considère que l’usage de compléments alimentaires à base de levure de riz rouge peut exposer les consommateurs, notamment ceux particulièrement sensibles du fait de prédispositions génétiques, de pathologies ou de traitements en cours...à des risques pour la santé. L'Agence recommande de prendre conseil auprès d'un professionnel de santé avant de consommer ces produits. Elle précise que ceux-ci ne doivent pas être utilisés par les patients traités avec des médicaments à base de statines ni ceux ayant dû interrompre ces traitements suite à l’apparition d’effets indésirables (patients dits "intolérants aux statines"). Ils ne doivent pas non plus être consommés par les personnes sensibles (femmes enceintes et allaitantes, enfants et adolescents, sujets de plus de 70 ans ou atteints de certaines pathologies, forts consommateurs de pamplemousse...).
ANSES
19/03/2014

mardi 18 mars 2014

Obésité infantile: mauvaises habitudes

Aux Etats-Unis, depuis 30 ans, l'obésité infantile a doublé et l'obésité des adolescents a été multipliée par quatre. Une enquête récente vient de montrer que les mauvaises habitudes d'alimentation des bébés ont la vie dure. Sur 900 parents interrogés avec des bébés de 2 mois, une grande majorité avait de mauvaises habitudes: peu d'allaitement maternel exclusif, des bébés obligés de finir leur biberon, un biberon chaque fois que le bébé pleure, et un bébé alimenté devant la télé. Le croiriez-vous, mais les bébés de deux mois passent en moyenne près de 30 mn par jour devant la télévision, alors que les pédiatres américains recommandent qu'un enfant ne regarde pas la télévision avant l'âge de deux ans. Globalement, les habitudes décrites comme favorisant l'obésité de l'enfant et de l'adolescent ont un point commun : elles ne permettent pas à l'enfant de comprendre les signaux de faim et de satiété.
Pediatrics
18/03/2014

vendredi 14 mars 2014

OMS: moins de sucre SVP!

L'Organisation Mondiale de la Santé souhaite modifier ses recommandations en matière de consommation de sucre.
La recommandation actuelle de l'OMS, émise en 2002, est que les sucres doivent représenter moins de 10% de l'apport énergétique total quotidien. Le nouveau projet propose également que les apports en sucres soient inférieurs à 10% de l'apport calorique journalier, mais il suggère en outre qu'une réduction de ce pourcentage à moins de 5% par jour apporterait des bénéfices supplémentaires. Cinq pour cent de l'apport énergétique total représentent approximativement 25 grammes (environ 6 cuillères à thé) de sucre par jour pour un adulte doté d'un indice de masse corporelle (IMC) normal. Les limites s'appliquent aux monosaccharides (tels que le glucose et le fructose) et aux disaccharides (tels que le sucrose ou sucre de table) qui sont ajoutés aux aliments par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur, ainsi qu'aux sucres naturellement présents dans le miel, les sirops, les jus de fruit et les concentrés de fruits.
Une grande part des sucres consommés aujourd’hui sont «cachés» dans des aliments transformés qui ne sont habituellement pas considérés comme des sucreries. Par exemple, 1 cuillère à soupe de ketchup contient environ 4 grammes (environ 1 cuiller à thé) de sucres. Une seule canette de soda sucré contient jusqu’à 40 grammes (environ 10 cuillères à thé) de sucre.
Source: OMS
15/03/2014

mercredi 12 mars 2014

Grossesse: manger sain est important

Bien manger est important en cours de grossesse. C'est ce que vient de montrer une étude Danoise portant sur 66000 femmes enceintes de 2002 à 2008. Celles qui avaient un régime sain, à base de fruits, légumes et céréales complètes, avaient un risque de naissance avant terme diminué de 22% par rapport aux femmes qui avaient un régime "occidental" à base de produits industriels, salés et sucrés, et de pain blanc. Entre les deux, un régime alimentaire intermédiaire avait également un impact positif. Tout effort diététique pendant la grossesse est donc récompensé.
British Medical Journal
12/03/2014

vendredi 7 mars 2014

Coeur et oméga3: une affaire de rythme

Les personnes qui ont des niveaux d'oméga-3 supérieur à la moyenne dans le sang sont à peu près 30 pour cent moins susceptibles que ceux ayant les plus faibles niveaux de développer une fibrillation auriculaire, selon une étude de la Harvard School of Public Health. La fibrillation auriculaire est un trouble du rythme cardiaque très fréquent, notamment chez le sujet de plus de 60 ans. Il s'agit de la contraction anarchique des oreillettes cardiaques, qui entraîne une contraction rapide et irrégulière des ventricules situés juste en dessous. Elle se manifeste dans la moitié des cas par des crises de palpitations qui sont ressenties, et une impression d’angoisse et d'oppression. Le risque est double: à la fois une mauvaise efficacité du coeur comme pompe (insuffisance cardiaque), et la possibilité de formation de caillots sanguins qui peuvent ensuite se déplacer et boucher des artères provoquant par exemple un accident vasculaire cérébral si c'est une artère du cerveau qui est ainsi bouchée. Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont suivi 3300 personnes âgées de plus de 65 ans pendant plus de 14 ans. Il y a donc un bénéfice probable à manger des omega-3, pour prévenir la fibrillation auriculaire. Rappelons que les oméga 3 se trouvent notamment dans les poissons gras vivant en eaux froides (principalement le saumon, le hareng, le maquereau, le thon, les anchois et les sardines), l'huile de lin, l'huile de colza, les noix, les légumes verts à feuilles ((mâche, chou, laitue, …) et dans des compléments alimentaires vendus dans le commerce.
Source: Circulation
07-03-2014

mercredi 5 mars 2014

Pas trop de protéines!

Atkins, paleo, Dukan...on lit à longueur de web les bienfaits des régimes riches en protéines, mais attention, il ne faut pas abuser des protéines animales. En effet, celles-ci pourraient à haute dose être aussi néfastes que la cigarette chez les personnes d'âge moyen (50-65 ans). Des chercheurs californien viennent de montrer qu'un régime riche en protéine pouvait à ces âges, multiplier par deux à quatre fois le risque de mourir d'un cancer. Une proportion de plus de 20% de calories venues des protéines qu'elles soient végétales ou animales, était considéré comme un régime riche en protéines.
Inversement, s'il faut être modéré sur les protéines, il ne faut pas non plus s'en priver, sous peine de dénutrition, et cela est particulièrement vrai pour les seniors, qui ont en général besoin de protéines pour entretenir leurs muscles.
University of Southern California
05/03/2014

mardi 4 mars 2014

Les probiotiques: oui ou non?

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants (bactéries ou levures) qui, "lorsqu'ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé, au-delà des effets nutritionnels traditionnels" (définition de l'OMS, octobre 2001: OMS). Ils sont ajoutés comme compléments à certains produits alimentaires, comme les céréales ou les yaourts ("Activia", "Actimel"...), ou vendus comme traitement d'appoint ("Ultralevure", "Lactéol"...). Ces bactéries ou levures sont censés aider à la digestion des fibres, à stimuler le système immunitaire et prévenir ou traiter la diarrhée. "Lactéol" et "Ultralevure" ont fait l'objet d'avis mitigés par la HAS (Haute Autorité de Santé): "insuffisant dans son indication" pour l'Ultralevure (HAS : Ultralevure), "pouvant présenter un intérêt à démontrer" pour le Lactéol (HAS : Lactéol). Le niveau de preuve d'efficacité des produits "Activia" et "Actimel" a également été jugé comme insatisfaisant par l'Agence Européenne de sécurité alimentaire ce qui a obligé amené le fabriquant à modifier le caractère "scientifiquement prouvé" des bienfaits de ses produits: AFP. Des études plus récentes semblent cependant montrer leur intérêt dans nombre de pathologies intestinales d'origine infectieuse ou inflammatoire (ulcère, gastro-entérite...), mais les effets sont différents en fonction des souches sélectionnées et des espèces animales sur lesquelles elles sont étudiées; la microflore intestinale (appelée microbiote), est constituée de plus de 500 espèces différentes connues, la diversité d’espèces du microbiote intestinal dominant est spécifique de l’individu et le nombre d’espèces communes à plusieurs individus est très restreint (ou nul). Une étude parue récemment dans JAMA (méta-analyse de 63 essais portant sur 11811 participants) fait état d'une diminution du risque de diarrhée secondaire aux traitements antibiotiques de 42% par l'utilisation de probiotiques (la diarrhée est un effet fréquent des traitements antibiotiques estimé à 30% des cas). Il existe cependant une hétérogénéité entre toutes ces études et la composition exacte des probiotiques n'est pas apparue clairement. Selon les auteurs, la diarrhée ne survient pas dans la majorité des cas et déterminer les patients qui pourraient tirer bénéfice d'un traitement d'appoint probiotique reste un défi...Il reste vrai qu'il s'agit d'un traitement peu onéreux et dénué d'effets secondaires dans l'immense majorité des cas.
03/03/2014

lundi 3 mars 2014

La glycation, danger méconnu

La glycation, connue dans le monde médical sous le nom de "glycation non enzymatique des protéines", est très connue des cuisiniers sous le nom de réaction de Maillard. Il s'agit de la réunion de protéines et de sucres.
Les produits issus de la glycation appelés produits de Maillard ou PTG (produits terminaux de glycation) ou encore en anglais AGE (Advanced Glycation End Products), ont des effets de stress oxydatif et d'inflammation qui sont néfastes pour les artères.
C'est par exemple le cas du diabète, ou l'excès de sucre dans le sang provoque une glycation des protéines, ce qui est en partie responsable des complications vasculaires du diabète (rétrécissement des artères, lésion des reins, de la rétine...).
C'est également le cas de la cuisson des aliments, principalement ceux d'origine animale, notamment la cuisson "sèche" qui provoque un brunissement par exemple de la viande quand on la saisit dans une poêle pour augmenter sa saveur.
Outre les problèmes vasculaires, les produits de glycation pourraient probablement être un facteur favorisant de la maladie d’Alzheimer, selon une étude de l'Université d'oxford an Angleterre.
Afin d'éviter le plus possible ces produits de glycation, il est préférable de manger surtout des aliments d'origine végétale, de faire des cuissons rapides, plutôt en atmosphère humide, et à basse température.
Sources: PNAS / Journal of the American Dietetic Association / Critical Reviews in Food Science and Nutrition
03/03/2014

jeudi 27 février 2014

Nutrition: des consignes de bon sens

Les brésiliens souffrent pour certains de malnutrition, de surpoids et d'obésité. Le gouvernement du Brésil vient donc de publier des recommandations nutritionnelles simples et de bon sens, qui sont proches de la "vraie" vie, et simples à comprendre, voire à appliquer. Tout le monde devrait s'en inspirer :

  1. Préparer les repas à partir d'aliments simples et frais.

  2. Utiliser l'huile, les graisses, le sucre et le sel avec modération.

  3. Limiter la consommation de plats préparés industriellement, et de boissons industrielles.

  4. Prendre ses repas à heure régulière, dans un environnement approprié et en prenant le temps.

  5. Manger en compagnie d'autres personnes chaque fois que c'est possible.

  6. Acheter à manger dans des endroits qui vendent une nourriture variée, principalement fraiche, et non industrielle.

  7. Apprendre à faire la cuisine.

  8. Organiser ses repas à l'avance afin de trouver le temps et le bon moment.

  9. A l'extérieur, choisir des restaurants qui ont des produits frais. Eviter les fast-foods.

  10. Etre attentif et critique face aux publicités alimentaires et aux étiquettes.


Foodpolitics

27/02/2014

mercredi 26 février 2014

Les amandes utiles?

Le grignotage comme chacun sait favorise la prise excessive de poids. Cependant, s'il est préférable de ne pas grignoter, tous les "snacks" ne se valent pas. Selon une étude australienne, les amandes grillées présenteraient en effet moins d'inconvénients. Pendant 4 semaines, des personnes à risque de diabète de type 2 (lié à l'obésité) ont mangé en plus pour certaines, 46 grammes d'amandes par jour (une poignée environ), soit pendant un repas, soit en "grignotage". Les résultats sont surprenants. En effet, alors qu'on aurait pu s'attendre à une prise de poids par rapport à ceux qui ne prenaient pas d'amandes, il n'en était rien. Ce résultat est probablement du au fait que les amandes bloqueraient l'appétit. De plus, et ce n'est pas négligeable, les amandes sont constituées d'acides gras insaturés (plutôt "bons"), et contiennent de la vitamine E.
European journal of clinical nutrition
26/02/2014

mardi 25 février 2014

Cholesterol: mangez des noix!

Le traitement actuel d'un taux trop élevé de LDL cholestérol ( le "mauvais" cholestérol ) passe par des médicaments appelés statines. Dans une moindre mesure, les noix ( noix, noisettes, noix de pécan, amandes, pistaches, cacahouètes... ) permettent également de diminuer le LDL cholestérol, selon une étude menée par des chercheurs californiens et espagnols . Pour un apport moyen de 67g de noix par jour, la diminution du LDL atteignait 7,4%. Toutefois, si les noix diminuent le risque cardiovasculaire, il se pourrait que la diminution du cholestérol ne soit pas seule en cause, mais qu'il y ait également d'autres effets bénéfiques comme un effet antioxydant.
Archives of Internal Medicine

25/02/2014

lundi 24 février 2014

Enfants: mangez des légumes!

L'Association Santé Environnement France (ASEF) dirigée par des médecins, vient de lancer un projet original quoique ambitieux: faire manger des fruits et des légumes à nos enfants. Ils se sont associés à une chef cuisinier pour proposer chaque mois un menu adapté au gout des enfants, mais dont le but est de leur faire apprécier les fruits et les légumes. En février, les endives et les champignons sont à l'honneur. Le but est également pédagogique puisqu'un jeu permet aux enfants de se familiariser avec les légumes "de saison". Une excellent initiative donc...
ASEF
24/02/2014

mardi 11 février 2014

Le yaourt anti-diabète

Les laitages ne sont pas toujours bien vus dans une alimentation saine, en raison notamment de leur richesse en graisses saturées. Pourtant, ils sont sources de protéines de haute qualité, de vitamines (A, B12...), et de minéraux (calcium, magnésium, potassium...). On pourra désormais les conseiller pour leurs vertus anti-diabète, sous réserve qu'ils soient allégés en graisse. Une large étude cardiovasculaire et nutritionnelle vient de montrer que la consommation de laitages "maigres"permettait de lutter contre le diabète de type 2 (celui qui est lié à l'obésité), avec une mention particulière pour les laitages maigres de type fermenté comme le yaourt qui diminueraient le risque de diabète de 28%.
Diabetologia
11/02/2014

jeudi 9 janvier 2014

Manger-bouger: le rappel

Les recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS) semblent évidentes, mais il est important de les rappeler. Avant de faire un quelconque régime pour maigrir, il faut s'assurer que les fondamentaux soient respectés. Une affiche publiée par l'INPES montre de façon très claire ce qu'il faut retenir:
-Au moins 5 portions de fruits et légumes par jour.
-Féculents à chaque repas.
-Laitages 3 fois par jour.
-Viande ou poisson ou oeuf une à deux fois par jour.
-Matières grasses, produits sucrés ou salés à limiter le plus possible.
-Bouger au moins 30 mn par jour.
INPES
10/01/2014

mardi 7 janvier 2014

Meilleurs régimes: le DASH sans surprise

Tous les ans, la magazine US News édite un classement des régimes alimentaires, qui est validé par des experts en nutrition. Plusieurs thèmes sont notés: la faculté à maintenir la perte de poids à long terme, la facilité d'usage, la sécurité, l'efficacité contre le diabète ou contre le surpoids, l'efficacité pour la santé du coeur...
Et le gagnant est...le régime DASH, dans toutes les catégories, suivi de près par le régime méditerranéen. le DASH est l'acronyme de "Dietary Approaches to Stop Hypertension", ou en français, "régime pour lutter contre l'hypertension". Ce régime "officiel" est sans surprise le meilleur des régimes.
En effet, ses propositions sont de bon sens :
Augmenter la consommation de fruits, de légumes, de céréales complètes, de protéines maigres telles que protéines maigres les viandes maigres, le poisson, la volaille, les protéines végétariennes telles que le tofu, les haricots, les lentilles.
Diminuer la consommation de laitages riches en lipides.
Diminuer la consommation de sel.
A la dernière position (32ème) on trouve le régime Dukan, qui n'est donc pas, loin de là, le meilleur des régimes.
US News
07/01/2014