jeudi 25 novembre 2010

Des régimes amaigrissants risqués

Alors que selon l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), 32% des français de plus de 18 ans sont en surpoids et 15% sont obèses, la mode des régimes ne faiblit pas et très souvent des pratiques alimentaires d'amaigrissement sont adoptées pour des raisons essentiellement esthétiques, en l'absence de surpoids ou de tout problème médical. De plus, la plupart de ces régimes sont mis en oeuvre sans aucune surveillance médicale. Or, il y a de nombreux dangers pour la santé, qui ont été mis en évidence dans un rapport très détaillé (160 pages!) sur les régimes. Selon l'ANSES, les effets sont "néfastes sur le fonctionnement du corps, et notamment pour les os, le cœur et les reins, ainsi que des perturbations psychologiques, notamment des troubles du comportement alimentaire". Le métabolisme du corps est profondément perturbé, ce qui induit très souvent le cercle vicieux d'une reprise de poids, parfois plus importante que la perte de poids, après le régime. C'est ce qu'on appelle communément l'effet "yoyo" : 80 % des sujets reprennent du poids un an après la fin de leur régime! Pour ce qui est des carences, les chiffres sont accablants : Seulement 26 % des phases de régimes étudiées respectent les recommandations d'apport en fibres, 39% pour le fer, 50% pour le magnésium, 23% pour la vitamine D... L'Anses rappelle en outre que "rien ne peut remplacer, en terme de santé, une alimentation équilibrée, diversifiée, en veillant à ce que les apports énergétiques journaliers ne dépassent pas les besoins. Par ailleurs, pour réduire les risques de prise de poids, l'évolution des habitudes alimentaires doit être associée à une activité physique régulière". Pour vraiment tout savoir sur les 15 principaux régimes. ANSES
25 novembre 2010

mercredi 10 novembre 2010

Cancer de l'oesophage : la viande rouge suspectée.

Cuit, à point, ou saignant? Cette phrase quotidienne pourrait avoir plus de conséquences pour votre santé que vous ne l'imaginez. Si on sait que la viande rouge consommée en excès peut être mauvaise pour la santé, on sait également depuis une étude récente que la viande rouge augmente le risque de cancer de l'oesophage jusqu'à 79% pour les plus gros mangeurs de viande. Pire encore, les substances résultants de la cuisson à haute température de la viande (amines heterocycliques) augmentent le risque de cancer du cardia (zone entre l'estomac et l'oesophage). Ces résultas proviennent de la surveillance de 500000 américains. The American Journal of Gastroenterology
10-11-10

lundi 8 novembre 2010

La machine à décoder les aliments.

Dire qu'il faut manger moins gras, moins sucré ou moins salé c'est bien. Informer sur la compositions des différents aliments c'est mieux. Informer de façon ludique et pédagogique c'est encore mieux. C'est ce que réussi la MADAM ou Machine A Décoder les Aliments Mystérieux, initiative de l'INPES et du Programme National Nutrition santé sur le site mangerbouger.fr. Tableaux comparatifs, conseils, décryptage des emballages sont au programme. Un des meilleurs sites de nutrition.
8 novembre 2010

L'union contre le sel.

La consommation excessive de sel dans l'alimentation (principalement le sel inclus dans les aliments industriels) augmente clairement le risque de maladies cardiovasculaires (hypertension artérielle, AVC, infarctus du myocarde...). Les effets sont importants pour la santé publique et l'économie de la santé. Il suffirait en effet de réduire la consommation de 10 grammes par jour (niveau actuel) à 6 grammes pour diminuer de près de 20% la mortalité par maladies cardiovasculaires. Des experts en nutrition, en métabolisme et prévention cardiovasculaire ont fondé un collectif appelé SALT (Sodium Alimentaire Limitons les Taux) pour informer et prévenir l'excès de sel néfaste pour la santé. British Medical Journal / Le site du SALT
8 novembre 2010

jeudi 4 novembre 2010

Plus de réglementation, moins de sel.

On sait que la présence de sel en excès dans l'alimentation est mauvaise pour la santé, principalement sur le plan cardiovasculaire par augmentation de la pression artérielle. Ce sel est principalement présent dans les produits industriels (plats préparés, sauces, céréales…). Faut-il diffuser des messages de prévention auprès du public et des industriels? faut-il légiférer? Des chercheurs Australiens ont testé ces différentes méthodes. Il est vrai que si le taux de sel était inférieur à 120mg pour 100g, l'Australie économiserait l'équivalent de 610000 années d'invalidité sur l'équivalent d'une génération. Les résultats sont instructifs. Les messages de prévention diffusés auprès des personnes à risque n'ont eu aucun effet. Les programmes incitatifs à destination des industriels ont été jugés efficaces mais modérément. En revanche, l'effet d'une réglementation imposée sur la teneur en sel a été jugée 20 fois plus efficace? Faudra-t-il légiférer? Heart
4 novembre 2010