lundi 31 janvier 2011

Encore trop de sel!

Comme en France, le gouvernement américain réactualise régulièrement les recommandations nutritionnelles. C'est vital dans un pays où l'épidémie d'obésité fait des ravages, mais également les maladies cardiovasculaires. A ce titre, la consommation de sel en trop grande quantité augmente significativement le risque de maladie cardiovasculaire (hypertension artérielle, AVC, infarctus du myocarde...). Par ailleurs, et on le sait beaucoup moins, la consommation de sel accentue l’élimination urinaire du calcium. et favorise ainsi la décalcification osseuse et les calculs urinaires (Journal of Nephrology). Selon le programme nutritionnel américain (Dietary Guidelines for Americans, 2010) la consommation de sel ne devrait pas dépasser 5,75 g de sel (NaCl) par jour. Pour mémoire, selon l'American Heart Association, les américains consomment en moyenne plus de 8,5 g de sel par jour. Les recommandations de santé publique en France (Programme National Nutrition Santé) moins ambitieuses (mais plus réalistes?) demandent une consommation de sel inférieure à 8g par jour.
2 février 2011

vendredi 21 janvier 2011

Fast-food : l'info nutritionnelle sans effet

Si vous saviez, avant de l'acheter, que votre hamburger fait 500 ou 700 calories, est-ce que vous modifieriez votre achat? Il semblerait que non, en tout cas, c'est l'expérience qui a été menée dans l'état de Washington aux Etats-Unis, dans une chaine de fast-food "tex-mex". Les restaurants étaient obligés par la loi d'afficher de façon claire les informations nutritionnelles de leurs produits. Sur une période d'essai de un an, il n'y a pas eu de modification dans le comportement d'achat, alors que ce type de nourriture est habituellement plus calorique, plus gras et plus salé que ce qu'on mange chez-soi. Une des explications de cet échec est que la chaine de restauration en question avait déjà avant cette étude une démarche de communication par logo, concernant une nourriture "plus saine". American Journal of Preventive Medicine
21 janvier 2011

vendredi 14 janvier 2011

Publicite alimentaire : peut mieux faire

Ne nous leurrons pas. Hormis les messages de prévention, la publicité n'a qu'un seul but : faire vendre, et les publicités pour les produits alimentaires ne dérogent pas à la règle. Alors que la publicité télévisuelle est scrutée avec attention, la publicité alimentaire dans les magazines a été peu étudiée. Certes, elle contribue aux connaissances en nutrition et influe sur les choix alimentaires, mais est-ce pour le meilleur? Une étude anglaise a analysé le contenu nutritionnel des publicités alimentaires de quatre numéros consécutifs de 30 magazines anglais hebdomadaires grand public. Les données socio-économiques des lecteurs ont également été analysées. Sur les 443 publicités pour des produits alimentaires identifiées, les catégories d'aliments les plus fréquentes correspondaient aux plats, aux mélanges d'aliments, aux soupes et aux sauces (26%), les aliments contenant des graisses ou des sucres représentant 23% des publicités. Globalement, le niveau d'énergie procurée par les hydrates de carbone (sucres) et de fibres étaient inférieurs aux recommandations nutritionnelles, et le sel était supérieur aux recommandations. Le plus problématique est que le type d'aliment variait en fonction du statut socio-économique des lecteurs, ce qui risque de renforcer les différences socio-économiques dans le choix alimentaire et l'obésité. European Journal of Public Health
14 janvier 2011