
L'augmentation de la consommation de poisson augmente avec celle de la population mondiale, mais les stocks de poisson diminuent en raison de la surexploitation et de la dégradation du milieu marin. Pourtant, sur le plan nutritionnel, le poisson est un aliment de premier choix. Il est une source de protéines de haute valeur et d'acides gras polyinsaturés à longue chaîne de type
oméga 3 et oméga 6 qui constituent les membranes cellulaires, ou participent à la synthèse hormonale mais sont surtout connus pour leur rôle dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Bien que ne représentant en France que 15% des poissons consommés, la pisciculture (élevage de poissons) présente de nombreux avantages. Elle permet d'abord d'éviter la pénurie. Elle permet également une grande traçabilité du poisson puisque toute la filière est contrôlée, de la naissance à l'assiette. Elle permet aussi de maîtriser la qualité sanitaire du poisson. Par exemple, en élevage il y a moins de risques que le poisson accumule les métaux lourds comme le mercure retrouvés parfois dans les poissons issus de la pêche. Surtout, elle permet de contrôler la qualité nutritionnelle du poisson, et notamment sa richesse en acides gras poly-insaturés de type oméga 3 ou oméga 6. Actuellement, les farines et les huiles de poisson sont la base de l'alimentation du poisson d'élevage, avec l'inconvénient d'un prélèvement supplémentaire des ressources marines. Cependant, les scientifiques arrivent de plus en plus à garder une bonne qualité nutritionnelle à la chair du poisson grâce à des huiles et protéines végétales (les huiles de poissons sont plus riches en oméga 3 alors que les huiles végétales sont plus riches en oméga 6).
INRA30 décembre 2010