jeudi 30 décembre 2010

Le lycopène préviendrait l'obésité

Le tissu adipeux, on le sait peu, est un tissu très actif qui sécrète notamment des protéines appelées adipokines (chimiokines et cytokines) qui participent à la physiologie de l'organisme. Le développement important du tissu adipeux lors de l'obésité conduit à un état inflammatoire par augmentation de la production de ces protéines. Cet état inflammatoire peut conduire à diverses pathologies dont le diabète de type 2 (celui qui est lié à l'obésité) par résistance à l'insuline (elle devient moins efficace). Des chercheurs de l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) ont montré que le lycopène, pigment naturel anti-oxydant agissant sur le tissu adipeux, permettait de réduire la production de cytokines et de chimiokines inflammatoires produites par le tissu adipeux. Le lycopène, pigment naturel anti-oxydant agissant sur le tissu adipeux, pourrait donc potentiellement lutter contre les pathologies liées à l'obésité. Pour lutter contre le diabète, mangez des tomates! The Journal of Nutritional Biochemistry
30 décembre 2010

La pisciculture a de l'avenir

L'augmentation de la consommation de poisson augmente avec celle de la population mondiale, mais les stocks de poisson diminuent en raison de la surexploitation et de la dégradation du milieu marin. Pourtant, sur le plan nutritionnel, le poisson est un aliment de premier choix. Il est une source de protéines de haute valeur et d'acides gras polyinsaturés à longue chaîne de type oméga 3 et oméga 6 qui constituent les membranes cellulaires, ou participent à la synthèse hormonale mais sont surtout connus pour leur rôle dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Bien que ne représentant en France que 15% des poissons consommés, la pisciculture (élevage de poissons) présente de nombreux avantages. Elle permet d'abord d'éviter la pénurie. Elle permet également une grande traçabilité du poisson puisque toute la filière est contrôlée, de la naissance à l'assiette. Elle permet aussi de maîtriser la qualité sanitaire du poisson. Par exemple, en élevage il y a moins de risques que le poisson accumule les métaux lourds comme le mercure retrouvés parfois dans les poissons issus de la pêche. Surtout, elle permet de contrôler la qualité nutritionnelle du poisson, et notamment sa richesse en acides gras poly-insaturés de type oméga 3 ou oméga 6. Actuellement, les farines et les huiles de poisson sont la base de l'alimentation du poisson d'élevage, avec l'inconvénient d'un prélèvement supplémentaire des ressources marines. Cependant, les scientifiques arrivent de plus en plus à garder une bonne qualité nutritionnelle à la chair du poisson grâce à des huiles et protéines végétales (les huiles de poissons sont plus riches en oméga 3 alors que les huiles végétales sont plus riches en oméga 6). INRA
30 décembre 2010

samedi 18 décembre 2010

Trop de caféine pour les enfants

Le café, c'est pour les grandes personnes! Quel enfant n'a pas entendu cette phrase? Pourtant, boire un soda en canettes ou en bouteille apporte de grandes quantités de caféine. Comment s'étonner alors que les enfants ne dorment pas la nuit et manquent de sommeil. Ce sont les conclusions d'une étude faite aux Etats-Unis dans le Nebraska sur des enfants de 5 à 12 ans. Plus les enfants absorbaient de caféine, moins ils dormaient. Pour donner des chiffres, les 8-12 ans absorbaient en moyenne 109mg de caféine par jour, et le 5-7 ans 52mg (un chiffre bien supérieur à ce qui est nécessaire pour déclencher une réaction dans l'organisme d'un adulte). Selon les chiffres fournis par la firme Coca-Cola, un verre de 25 cl de Coca-Cola contient 25 mg de caféine, une tasse de café en contient en moyenne 50 mg, mais de nombreuses autres boissons en contiennent, dont les divers colas, les boissons énergisantes (comme le Redbull), les boissons à base de thé, les boissons avec du Guarana. Lisez les étiquettes. The Journal of Pediatrics
18 décembre 2010

mercredi 8 décembre 2010

Un cocktail de pesticides au goûter?

Nos enfants seraient-ils en train de s'empoisonner? Telles sont en tout cas les conclusions de trois associations (Générations Futures, WWF France et le Réseau Environnement Santé) qui ont fait mesurer la présence de pesticides et autres toxiques dans l'alimentation d'un enfant de 10 ans pendant une journée. 128 résidus chimiques dont 37 sont soupçonnés d'être des perturbateurs endocriniens et 47 cancérogènes ont été retrouvés. Pourtant, le menu type testé respectait les recommandations nutritionnelles. Pour le seul saumon, 34 contaminants chimiques ont été retrouvés, ainsi que 5 fongicides dont 1 non autorisé en France dans un smoothie fraise-framboise au goûter. Toutefois, la grande majorité des produits retrouvés ne dépassait pas la limite légale. Les effets sur la santé de ces cocktails chimiques sont mal connus et nécessitent des évaluations scientifiques, d'autant plus que l'étude en question a été faite sur un nombre trop peu important d 'échantillons pour pouvoir être statistiquement significative, comme le site dédié a l'honnêteté de le signaler.menustoxiques.fr

mercredi 1 décembre 2010

Le meilleur après-régime?

Une alimentation riche en protéines et pauvre en glucides serait la meilleure façon de ne pas reprendre de poids après un régime amaigrissant hypocalorique. Ce sont les résultats d'une grande étude portant sur 770 familles dans 8 pays européens. Dans chacune des familles, une personne en surpoids avait fait un régime pour perdre du poids. Toute la famille avait le même type d'alimentation, riche ou pauvre en protéines, riche ou pauvre en glucides, et dans tous les cas avec un apport modéré en lipides. 6 mois après, c'est dans les familles avec une alimentation riche en protéines et pauvre en glucides que la perte de poids était le mieux maintenue chez celui qui avait maigri, avec même un perte de poids supplémentaire de 380g en moyenne. Inversement, pour le régime faible en protéines et riche en glucides, il y avait une reprise de poids de 1,67kg en moyenne. New England Journal of Medicine
1er décembre 2010