mardi 15 avril 2014

Attention, poisson contaminé!

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) recommande de ne pas consommer plus de deux portions de poissons par semaine.


Cette recommandation doit permettre à la fois de couvrir les besoins en nutriments et de limiter les risques de surexposition aux contaminants chimiques (mercure, dioxines, PCB...). Idéalement, sur ces deux portions hebdomadaires, il faut consommer une portion de poisson gras (saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée). Par ailleurs, s'il est nécessaire de varier les espèces de poisson, il est également important de diversifier les lieux d'approvisionnement (sauvage, élevage, lieux de pêche...).


La consommation de poissons d'eau douce fortement « bio-accumulateurs » (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) doit être limitée à une fois tous les deux mois pour les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes ainsi que pour les enfants de moins de 3 ans, les fillettes et les adolescentes et à deux fois par mois pour le reste de la population.


L’Anses conseille également aux femmes enceintes et allaitantes et aux enfants de moins de 3 ans :




  • de limiter la consommation de certains poissons prédateurs sauvages (baudroie, bar, dorade, thon...),

  • d’éviter la consommation d'espadon, marlin, siki, requin et lamproie.


service-public.fr


15/04/2014

mardi 8 avril 2014

Le thé noir, arme anti-hypertension?

Boire trois tasses de thé noir, riche en flavonoïdes, réduit la pression artérielle de manière significative : 2 à 3 mm de mercure tant sur la pression systolique ("pression maxima") que diastolique ("pression minima"). Si on considère par exemple que la pression maxima passe de "14 de tension à 13,7", la baisse pourrait paraître peu importante mais elle réduirait en fait de 10% la fréquence de l'hypertension et de 7% à 10% le risque de maladies cardiovasculaires... C'est la conclusion d'une étude très sérieuse menée par Jonathan Hodgson et collègues de ''université de Perth en Australie, et publiée dans la revue Archives of Internal Medicine (Effects of Black Tea on Blood pressure). Sur six mois de consommation de thé noir, par rapport à une consommation de placebo (du faux thé?), la tension artérielle maxima chute de 2,7 mm à trois mois et 2 mm à 6 mois, la pression artérielle minima de 2,3 mm à trois mois et 2,1 mm à 6 mois. Une étude précédente des mêmes auteurs n'avait pas pu montrer de différence significative mais la sensibilité des mesures était bien moindre (Journal of hypertension). Le mécanisme d'action n'est pas totalement élucidé malgré certaines hypothèses, en particulier un effet sur l'endothéline, une substance sécrétée par la paroi interne des vaisseaux et qui modifie leur calibre, ce qui a pour effet de modifier la pression artérielle.
08-04-2014

mercredi 2 avril 2014

Les légumes ou la vie!

"Mange tes légumes!". Les mères de familles n'auront jamais eu autant raison. Tout le monde est persuadé que les fruits et les légumes c'est "bon pour la santé".
Toutefois, il est bon de rappeler les résultats d'une vaste étude anglaise, portant sur plus de 65000 personnes, qui a mesuré les effets de la consommation de fruits et légumes sur l'état de santé.
Ils sont sans appel. Chez les personnes qui mangent 7 portions de fruits et légumes par jour (oui, vous avez bien lu, 7, et pas 5), par rapport à ceux qui en mangent moins d'une fois par jour (situation moins rare qu'on le pense) la mortalité toutes causes confondues est diminuée de 33%. La mortalité par cancer est diminuée de 25% et la mortalité cardiovasculaire de 31%.
L'efficacité semble en revanche meilleure pour les légumes que pour les fruits, et par ailleurs, les fruits surgelés ou en conserve seraient associés à une augmentation de la mortalité de 17%.
Des efforts d'éducation nutritionnelle sont encore nécessaires!

J Epidemiol Community Health

02/04/2014

mardi 1 avril 2014

Omega 3: la déception

Les oméga 3 ne sont peut-être pas le remède miracle que l'on pensait contre les maladies cardiovasculaires.
Alors que deux études récentes avaient mis en cause l'intérêt d'une supplémentation en omega 3 pour prévenir l'infarctus du myocarde chez les personnes à risque ou chez ceux ayant déjà eu un infarctus, une nouvelle étude émet également un doute sur leur utilité pour prévenir les problèmes coronaires (angine de poitrine et infarctus).
Cette étude de l'université de Cambridge a repris l'ensemble des publications scientifiques sur le sujet, ce qui concerne environ 600 000 personnes. Il s'agissait de faire un lien entre la consommation dans l'alimentation, de graisses de différents types (saturées, insaturées, graisses trans...), y compris les omega 3, et la survenue de problèmes coronariens. Contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, consommer beaucoup d'omega 3 et peu de graisses saturées ne change pas grand-chose au risque d'infarctus du myocarde.
Doit-on remettre en cause les recommandations actuelles sur les différents types de graisses dans l'alimentation?
Sources: BMJ / NEJM / Annals of Internal Medicine
01/04/2014