mercredi 8 septembre 2010

Le botulisme reste stable.

Le botulisme est une maladie provoquée par une toxine (la toxine botulinique, la même que celle du Botox) produite par une bactérie, le clostridium botulinum qui se développe en l’absence d’oxygène dans les préparations culinaires à base de viande et les conserves avariées. On dit habituellement qu'un aliment qui n’a pas une couleur ou une odeur normales, une boite de conserve qui est déformée par gonflement, ne doivent pas être consommés. Selon l'Institut de Veille sanitaire, 29 personnes ont été atteintes de botulisme en 2009 en France, ce qui reste dans la moyenne depuis 1991. Les aliments mis en cause étaient des conserves de légumes familiales, des produits de charcuterie de fabrication artisanale/familiale et du poisson fumé industriel importé de la Finlande. Institut de Veille Sanitaire
8 septembre 2010

mardi 7 septembre 2010

Glucides vs lipides = égalité?

Bien que l'éducation nutritionnelle soit préférable aux privations ("manger mieux" contre "manger moins"), les régimes amaigrissants ont encore de beaux jours devant eux. Parmi ces régimes, le low-carb (anciennement régime Atkins) pauvre en glucides, et le low-fat, pauvre en graisse sont très à la mode. Une étude vient de comparer ces deux régimes en termes de perte de poids, mais également en termes de risque cardiovasculaire, en les associant à une éducation nutritionnelle. La perte de poids au bout de 2 ans est identique pour les deux régimes (7 kg en moyenne), mais le régime low-carb présente un avantage car il est plus efficace pour diminuer le risque cardiovasculaire. Annals of Internal Medicine
7 septembre 2010

vendredi 3 septembre 2010

DASH : un régime bon pour le coeur.

L'approche diététique dans la diminution du risque cardiovasculaire est probablement la plus simple et la moins dangereuse. Toutefois, elle se heurte à un problème de motivation. pour en évaluer l'efficacité, des chercheurs ont comparé le régime DASH au régime "fruits et légumes", et à l'absence de régime. Ce régime appelé DASH (en anglais "Dietary Approaches to Stop Hypertension") met l'accent sur les fruits, les légumes, les laitages peu gras, les céréales complètes, la volaille, le poisson, les noix. Inversement,il déconseille les corps gras,la viande rouge, les confiseries et les boissons sucrées. Comparé au régime "fruits et légumes seuls", le risque de maladie cardiovasculaire (infarctus, angine de poitrine, AVC...) était diminué de 11%, et comparé à l'absence de régime, diminué de 18%. Ces statistiques sont confirmées par les chiffres des examens complémentaires puisque le LDL cholestérol (le "mauvais cholestérol") était diminué de 8% en moyenne et la pression artérielle systolique de 6mm de mercure (par exemple de 15,6 à 15 de "tension"). Il n'était pas question du sel dans cette étude, dont la consommation trop importante est un facteur d'aggravation de l'hypertension artérielle. Circulation
3 septembre 2010

Les PCB sous surveillance.

Dans un avis récent, l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire recommandait de ne pas consommer trop de poisson pouvant contenir des polluants tels que dioxine, methyl-mercure et PCB. Pour ces derniers, l'Institut de Veille Sanitaire rappelle dans son rapport 2009 son engagement dans le dispositif de surveillance de l'intoxication au PCB chez les consommateurs de poissons de rivière. Pour mémoire, les rivières considérées comme contaminées et surveillées sont la Seine, la Somme, le Rhône, le Rhin et leurs affluents, alors que les fleuves "témoins" considérés comme indemnes sont la Loire, la Garonne et leurs affluents. Institut de Veille Sanitaire
3 septembre 2010

mercredi 1 septembre 2010

Cancer de prostate : le café hors de cause?

Le cancer de prostate est un cancer très fréquent, mais ses facteurs de risque sont mal connus. Si l'âge est le facteur de risque le plus connu, il y aurait également des facteurs génétiques et alimentaires. Une alimentation riche en gras favoriserait le cancer de prostate, ainsi qu'une forte consommation de calcium. La consommation de café a été également évoquée. Pour en avoir le coeur net, des chercheurs coréens ont revu l'ensemble des études récentes sur le sujet. Après avoir étudié à la loupe 12 études épidémiologiques, les chercheurs n'ont rien trouvé de probant concernant le café et le risque de cancer de prostate. British Journal of Urology
1er septembre 2010