jeudi 22 décembre 2011

Achetez, buvez, éliminez!

Dépenser sa canette en courant, une bonne idée...mais pas forcément pour les grandes surfaces! Certaines études ont suggéré que donner aux consommateurs l'information nutritionnelle peut influencer leur comportement d'achat, surtout si elle est effectuée au moment de l'achat. L'efficacité de l'information peut cependant être variable selon la manière dont elle est présentée. Plutôt que de présenter l'information absolue sur l'équivalent calorique d'une boisson sucrée (soda, jus de fruits...), ce qui semble avoir peu d'impact sur la quantité des boissons consommées, une équipe américaine a eu l'idée de présenter l'information d'une manière différente. 1600 ventes de boissons sucrées ont été sélectionnées; 400 ont été mises en vente sans information, 400 mentionnant en information l'équivalent calorique (environ 250 calories), 400 le rapport du nombre de calories sur la quantité journalière totale nécessaire (10% de la consommation journalière) et 400 avec le nombre de minutes d'exercice physique nécessaire pour brûler toutes les calories de la boisson ingérée (estimée à environ 50 mn de course à pied!...) Les auteurs se sont alors aperçus que l'information calorique n'avait que très peu d'impact sur le nombre de boissons vendues, alors que l'information de l'exercice physique nécessaire diminuait de près de moitié la vente des boissons! Une étude certes limitée mais une idée à retenir!
Source : American Journal of Public Health
22-12-2011

jeudi 1 décembre 2011

Cancer colorectal, fruits et légumes...

Mangez cinq fruits et légumes par jour! (en fait cinq portions de 80 à 100 gr de fruits et/ou légumes, par exemple 3 portions de fruits et 2 de légumes, 4 de légumes et une de fruit..). Les fruits et légumes auraient un rôle protecteur dans la prévention des cancers, bien que l'on ait peu de données réellement probantes. De nombreuses recherches en nutrition ont déjà examiné leur rôle protecteur dans les cancers colorectaux (colon et rectum), cependant, leur effet protecteur est sujet à débat, en raison d'effets différents probables sur les différentes parties du tube digestif. Un article paru dans le Journal of the American Dietetic Association tente de faire le point sur ce sujet, mais finalement rend compte de la complexité du problème. De Juin 2005 à Août 2007, la "Western Australian Bowel Health Study" a étudié, par l'intermédiaire de questionnaires complets sur le mode d'alimentation, 834 cas de cancer colorectal, en tenant compte de leur localisation : colon proximal (début du colon), colon distal (fin du colon) ou rectum. Les risques de cancer du colon proximal ou de cancer du rectum n'étaient pas associés à la consommation totale de fruits et légumes, ni à la consommation totale de légumes ou à la consommation totale de fruits. En revanche, la consommation de brassicacées (choux, navets, cresson, roquette,radis...) diminuait le risque de cancer du colon proximal. On a observé également une diminution des cancers du colon distal à la fois pour la consommation totale de fruits et légumes et pour la consommation totale de légumes. Le risque de cancer du colon distal diminuait significativement avec la consommation de légumes jaunes foncés et de pommes. De façon surprenante, la consommation de jus de fruits était associée à un risque accru de cancer colorectal ... De quoi justifier encore d'autres études plus précises...
01-12-2011

vendredi 25 novembre 2011

Le kiwi, source de bienfaits

Un kiwi pèse environ 100g, 50 Calories pour 100g, 2,4 g de fibres pour 100g.
Source de : vitamine C, vitamine K, vitamine B9 (acide folique), vitamine E, cuivre, potassium, et anti-oxydants : lutéine, acides phénoliques, flavanes (épicatéchine, catéchine), procyanidines et flavonols (quercétine, kaempferol).
3 kiwis par jour pendant deux mois peuvent faire baisser la tension artérielle
3 kiwis par jour pendant un mois peuvent diminuer l'aggrégation des plaquettes (fluidifier le sang) et diminuer les triglycérides sanguins
Les kiwis peuvent être source d'allergie, parfois croisée avec d'autres allergies comme l'allergie au latex
Sources : Table CIQUAL / Platelets / American heart Association /Current allergy and asthma report / Journal of agricultural and food chemistry
25-11-2011

Mangez des kiwis!

Manger trois kiwis par jour permettrait de diminuer la pression artérielle selon une étude présentée au dernier congrès de l’American Heart Association à Orlando en Floride. Le kiwi contient de la lutéine, qui a des propriétés anti-oxydantes et pourrait faire baisser la tension artérielle. Pendant huit semaines, deux groupes de personnes ont l'un, rajouté une pomme à leur régime quotidien, l'autre, 3 kiwis. Ceux qui mangeaient les kiwis avaient une diminution en moyenne de 3,6 mm de mercure de leur pression artérielle systolique (par exemple, passaient de 14,2 à 13,8 de tension). Cette petite étude mérite d'être confirmée, mais elle renforce le conseil de manger des fruits et des légumes, d'autant plus que le kiwi dont il est ici question, apporte également d'autres bienfaits sur le plan cardiovasculaire, comme le montrait par exemple une étude où les chercheurs avaient observé que la consommation de 2 ou 3 kiwis par jour pendant environ 1 mois amenait une diminution de l'agrégation plaquettaire (donc "fluidifiaient" le sang) ainsi qu’une diminution des triglycérides sanguins, améliorant ainsi le risque cardiovasculaire.
Sources : congrès de l'American Heart Association / Platelets
25-11-2011

mercredi 2 novembre 2011

Obésité infantile et boissons sucrées: la pub fait le forcing

Selon le CDC d'Atlanta, l'obésité touche près de 17% des enfants et des adolescents américains. En France, selon l'Institut de Veille Sanitaire, ce taux n'est que de 3,8%, mais chez les enfants de 7 à 9 ans. On sait que la télévision et d'une manière générale le temps d'écran jouent un rôle important dans l'obésité infantile pour deux raisons. D'abord, le temps d'écran est un facteur de sédentarité, ce qui contribue à la diminution de l'exercice physique et à l'obésité. Ensuite, par le biais de la télévision et de l'Internet, les enfants et adolescents sont "abreuvés" de publicité pour des produits alimentaires, et notamment des boissons sucrées ou soda. Une enquête menée par l'Université de Yale montre que malgré les promesses des industriels, les enfants américains sont exposés à un marketing massif et agressif concernant les boissons sucrées (boissons aux fruits, sodas, boissons énergétiques, eau aromatisée, boissons pour le sport, ice-tea...). le marketing de 14 fabricants de boissons et la valeur nutritionnelle de près de 600 produits ont été étudiés. Si ces sociétés se sont un peu retirées des médias traditionnels, elles se rabattent maintenant sur les nouveaux médias : Internet, smartphones, événements communautaires, placements de produits (dans les films au cinéma par exemple)...Par exemple, 21 marques de boissons sucrées ont depuis 2010 une chaine sur le site de vidéo Youtube, dont les vidéos ont été vues 229 millions de fois à la date de juin 2011. Les parents soucieux de la santé de leurs enfants doivent être vigilants sur la télé...et sur les autres médias.
02-11-11

mardi 25 octobre 2011

Ados : le calcium ne peut pas tout

En dépit d'études précédentes suggérant que la calcium pourrait aider à perdre du poids, il ne semble en tout cas pas pouvoir aider les adolescents à perdre ne serait-ce que quelques kilos. On pensait jusqu'alors que le calcium pouvait se lier aux graisses et empêcher leur absorption par l'intestin, provoquant ainsi une perte de poids. Une grande étude a comparé deux groupes d'adolescents en surpoids, avec des repas identiques mais un apport en calcium différent. 1350 milligrammes d'un côté, 650 de l'autre. A la fin de expérience qui a duré 6 semaines, il n'y avait non seulement aucune différence dans la perte de poids, mais également aucun signe que le calcium se soit lié aux graisses. cette étude avait toutefois quelques faiblesses : peu de participants et une durée courte. Quoi qu'il en soit, le calcium reste recommandé chez les adolescents en raison de la construction osseuse. le Programme National Nutrition Santé rappelle que les adolescents ont besoin de calcium, mais également de vitamine D pour fixer celui-ci aux os. Les produits laitiers sont la principale source de calcium dans l'alimentation. Par « produits laitiers », on entend : le lait, les yaourts, le fromage blanc et les fromages. Pour répondre aux besoins en calcium du corps, il est recommandé de consommer 3 ou 4 produits laitiers par jour. Des exemples pour y arriver : Petit-déjeuner = 1 yaourt à boire . Déjeuner = un fromage blanc au coulis de fruits rouges . Goûter = 1 yaourt aux fruits . Dîner = un morceau de fromage. La vitamine D est fabriquée par la peau sous l'action des rayons du soleil, mais est aussi apportée par certains aliments : les poissons dits gras (sardine, maquereau...), les œufs ou certains produits laitiers enrichis en vitamine D. American Journal of Clinical Nutrition
25-10-2011

mardi 18 octobre 2011

Le café, bon pour le moral?

Le café est une substance psychoactive très répandue dans le monde. Selon certaines études, sa consommation, même à raison de plusieurs tasses par jour, serait bénéfique pour notre santé. De nombreux travaux ont étudié les relations positives entre la consommation de café et les maladies cardiovasculaires ou les cancers, mais peu d'analyses ont évalué l'effet potentiel du café sur le risque de dépression. Une étude publiée dans le journal Archives of Internal Medicine a été réalisée chez 50739 femmes, d'âge moyen 63 ans, suivies entre 1996 et 2006. Toutes ces femmes, exemptes de syndromes dépressif au début de l'étude, ont été réévaluées en fin d'étude, en fonction de leur consommation de caféine (café ou autres boissons à base de caféine). Une dépression diagnostiquée par médecin, ou la prise de médicaments antidépresseurs définissait l'existence d'un syndrome dépressif. Les femmes consommant deux à trois tasses de café ont présenté un risque réduit de 15% par rapport aux non consommatrices (moins d'une tasse par semaine), et jusqu'à 20% pour plus de 4 tasses par jour! Les apports élevés en caféine (plus de 550mg/j) ont également été associés à une diminution du risque de près de 20%. Cette étude, bien qu'ayant de nombreux biais méthodologiques, semble néanmoins justifier de ne pas demander à un grand buveur de café de s'en abstenir (à condition bien entendu de ne pas mettre plusieurs morceaux de sucre par tasse...).
18-10-2011

jeudi 6 octobre 2011

L'avenir de la coriandre

La coriandre est une plante aromatique cultivée dans les zones tempérées du monde entier et employée pour de nombreuses préparations culinaires. Les feuilles sont généralement utilisées fraîches en accompagnement ou comme condiment. Les fruits séchés (et non les graines) sont utilisés comme épice. La coriandre est également une plante médicinale, reconnue pour ses activités digestives et carminatives mais aussi pour soigner douleurs et crampes, convulsions, nausées... et problèmes infectieux en particulier. Ce sont ces propriétés anti-infectieuses qui ont fait l'objet d'une étude parue dans Journal of Medical Microbiology. Des chercheurs Universitaires au Portugal ont testé l'effet de l'huile essentielle de coriandre contre de nombreuses espèces de germes Gram positif ou négatif (colibacilles, salmonelles, staphylocoques...) y compris ceux résistants aux antibiotiques. Il est apparu que l'huile essentielle de coriandre exerçait une forte activité microbicide sur de nombreuses espèces de bactéries. Selon les auteurs, le mécanisme en cause serait essentiellement lié à une toxicité sur les membranes bactérienne aboutissant à la mort cellulaire. Une autre étude Allemande a également mis en évidence les étonnantes propriétés anti-bactérienne de cette huile incorporée dans des crèmes cutanées y compris sur des germes multi résistants. Peut-être un produit de grand avenir, pour les toxi-infections alimentaires collectives ou les infections nosocomiales?
06-10-2011

jeudi 29 septembre 2011

Mangez des fibres et vivez vieux!

Les fibres alimentaires sont des substances résiduelles provenant des cellules des végétaux. Elles peuvent être solubles et former des gels visqueux au contact de l'eau (pectines, mucilages...) ou insolubles (cellulose, hémicellulose, lignine...) On les trouve uniquement dans les aliments végétaux. Les fruits apportent essentiellement de la cellulose et des pectines (fruits secs tout particulièrement: pruneaux, abricots secs...). Dans les céréales, les fibres (en particulier la lignine) proviennent de la cuticule des graines, elles sont donc plus présentes dans le son ou les céréales complètes. On connaissait certains bienfaits des fibres alimentaires (régulateur du transit intestinal, diminution du taux de cholestérol, effet protecteur supposé sur le cancer du colon). Une étude basée sur une méthodologie sérieuse et menée sur neuf années, a été publiée dans "Archives of Internal Medecine" L'alimentation la plus riche en fibre a été rapportée à une diminution significative de la mortalité globale, toutes causes confondues. Les décès d'étiologie cardiovasculaire, infectieuse ou respiratoire, se sont avérés diminués de 24 à 56% chez les hommes, et de 34 à 59% chez les femmes. Dans cette étude, ce sont les fibres apportées par les céréales qui semblent avoir joué le rôle prédominant. Peu de médicaments semblent pouvoir apporter un tel bénéfice sur la mortalité globale...
29-09-2011

mercredi 24 août 2011

Un régime anti-cholestérol

Un régime principalement végétarien, centré sur des aliments anti-cholesterol et associé à des conseils permet de diminuer le taux de LDL cholestérol (le "mauvais cholestérol) plus efficacement qu'un régime centré sur le diminution des graisses saturées. Dans cette étude canadienne sur 351 personnes avec un taux élevé de cholestérol, la baisse du LDL cholestérol était de 13 à 14% pour ceux qui avaient le régime anti-cholestérol et les conseils contre 3% pour ceux qui diminuaient les graisses dans leur alimentation sans conseils associés. Il est maintenant connu que certains aliments favorisent la baisse du cholestérol dans le sang. Parmi eux on note : les noix ( noix, noisettes, noix de pécan, amandes, pistaches...), le soja et l'orge. La baisse du cholestérol ainsi obtenue dans cette étude est certes deux fois moins importante que certains traitements médicamenteux comme les statines, mais avec beaucoup moins d'effets secondaires (les statines peuvent provoquer des lésions musculaires). Il reste à évaluer si un tel régime anti-cholestérol diminue effectivement le nombre d'accidents cardiovasculaires (infarctus, AVC…), alors que pour les statines, cette diminution peut atteindre 20%. Journal of the American Medical Association
24-08-2011

jeudi 11 août 2011

Les laitages protègeraient du diabète

La consommation de lait est source de polémiques. Pourtant le lait contient de nombreux nutriments comme par exemple l'acide linoléique conjugué qui aurait des effets bénéfiques démontrés sur le plan cardiovasculaire, et probablement aussi sur le risque de diabète et de cancer. Une brique vient d'etre ajoutée à la construction de cette boisson "mythique". De nouvelles études ont montré que boire beaucoup de laitages à l'adolescence réduirait le risque de diabète de type 2 (lié à l'obésité) de 38% à l'age adulte, par rapport à une faible consommation selon l'école de santé publique de Harvard. Cet effet positif était encore plus important quand la consommation était maintenue à l'age adulte. L'étude en question a été menée sur plus de 37000 femmes issues de la fameuse enquete sur les infirmières américaines. Elle a également montré que les femmes qui avaient le moins pris de poids à l'age adulte étaient celles qui avaient bu le plus de laitages. American Journal of Clinical Nutrition
11-08-2011

vendredi 24 juin 2011

Les fraises renforceraient les globules rouges

Manger des fraises renforcerait les globules rouges selon des chercheurs italiens et espagnols. Ces chercheurs de l'école polytechnique des Marches à Ancône, et de l'université de Grenade, ont nourri 12 volontaires en bonne santé avec 500 grammes de fraises de la variété sveva par jour pendant deux semaines. Des échantillons de sang ont été prélevés à intervalles réguliers. Les résultats montrent une augmentation de la capacité anti-oxydante du sang, du taux de vitamine C, ainsi qu'un renforcement des globules rouges qui deviennent moins fragiles et moins sensibles au stress oxydatif. Il est vrai que les fraises sont connues pour leur richesse en substances anti-oxydantes (anthocyanes, catéchine, quercétine, kaempferol, acide ellagique, vitamine C, acides phénoliques...) et que des effets protecteurs contre la fragmentation des globules rouges (appelée hémolyse) ont déjà été montré "in vitro". Ces résultats prometteurs incitent les chercheurs à de nouvelles recherches pour différencier les variétés de fraises qui présentent le plus de bénéfices pour la santé. En tout cas, les fraises sont à privilégier comme une des cinq portions de fruits et légumes préconisées par jour, d'autant plus qu'elles permettraient également de lutter contre l'hypertension artérielle. Food Chemistry / American Journal of Clinical Nutrition
24-06-2011

mardi 22 mars 2011

Un régime...agressif!

Il faut probablement faire des efforts pour vivre mieux et en meilleure santé, mais à quel prix? Des chercheurs américains ont montré que les personnes qui avaient du "self-control" et se conformaient strictement à leur régime alimentaire pour perdre du poids étaient plutôt en mode "agressif" par rapport aux personnes qui mangeaient ce qu'elles voulaient. Cette étude scientifique a montré que ces personnes au régime choisissaient plus souvent des films aux thèmes agressifs, des expressions faciales exprimant la colère, étaient sensibles à des arguments agressifs et réagissaient "mal" à des publicités leur demandant de changer leur mode de vie par l'exercice physique. The Journal of Consumer Research
22-03-2011

lundi 28 février 2011

Botulisme : rester vigilant

Le botulisme est l'intoxication par la toxine botulinique, neurotoxine très violente paralysant les muscles produite par une bactérie, le clostridium botulinum qui se développe en l'absence d'oxygène dans les préparations culinaires à base de viande et les conserves avariées. L'intoxication par la toxine botulinique est appelé botulisme. Elle peut conduire à la mort par paralysie des muscles respiratoires. La vigilance est de mise car selon l'Institut de Veille Sanitaire, des cas de botulisme sont encore identifiés en france : 45 cas confirmés et 2 suspectés dans la période 2007-2009. L'origine du botulisme était alimentaire dans 89% des cas, identifiée dans 7 foyers (jambon, terrine de sanglier, confiture familiale de potiron, produit industriel de type "enchilladas"). Rappelons qu'un aliment qui n'a pas une couleur ou une odeur normales, une boite de conserve qui est déformée par gonflement ne doivent pas être consommés. Institut de Veille Sanitaire
27-02-2011

lundi 31 janvier 2011

Encore trop de sel!

Comme en France, le gouvernement américain réactualise régulièrement les recommandations nutritionnelles. C'est vital dans un pays où l'épidémie d'obésité fait des ravages, mais également les maladies cardiovasculaires. A ce titre, la consommation de sel en trop grande quantité augmente significativement le risque de maladie cardiovasculaire (hypertension artérielle, AVC, infarctus du myocarde...). Par ailleurs, et on le sait beaucoup moins, la consommation de sel accentue l’élimination urinaire du calcium. et favorise ainsi la décalcification osseuse et les calculs urinaires (Journal of Nephrology). Selon le programme nutritionnel américain (Dietary Guidelines for Americans, 2010) la consommation de sel ne devrait pas dépasser 5,75 g de sel (NaCl) par jour. Pour mémoire, selon l'American Heart Association, les américains consomment en moyenne plus de 8,5 g de sel par jour. Les recommandations de santé publique en France (Programme National Nutrition Santé) moins ambitieuses (mais plus réalistes?) demandent une consommation de sel inférieure à 8g par jour.
2 février 2011

vendredi 21 janvier 2011

Fast-food : l'info nutritionnelle sans effet

Si vous saviez, avant de l'acheter, que votre hamburger fait 500 ou 700 calories, est-ce que vous modifieriez votre achat? Il semblerait que non, en tout cas, c'est l'expérience qui a été menée dans l'état de Washington aux Etats-Unis, dans une chaine de fast-food "tex-mex". Les restaurants étaient obligés par la loi d'afficher de façon claire les informations nutritionnelles de leurs produits. Sur une période d'essai de un an, il n'y a pas eu de modification dans le comportement d'achat, alors que ce type de nourriture est habituellement plus calorique, plus gras et plus salé que ce qu'on mange chez-soi. Une des explications de cet échec est que la chaine de restauration en question avait déjà avant cette étude une démarche de communication par logo, concernant une nourriture "plus saine". American Journal of Preventive Medicine
21 janvier 2011

vendredi 14 janvier 2011

Publicite alimentaire : peut mieux faire

Ne nous leurrons pas. Hormis les messages de prévention, la publicité n'a qu'un seul but : faire vendre, et les publicités pour les produits alimentaires ne dérogent pas à la règle. Alors que la publicité télévisuelle est scrutée avec attention, la publicité alimentaire dans les magazines a été peu étudiée. Certes, elle contribue aux connaissances en nutrition et influe sur les choix alimentaires, mais est-ce pour le meilleur? Une étude anglaise a analysé le contenu nutritionnel des publicités alimentaires de quatre numéros consécutifs de 30 magazines anglais hebdomadaires grand public. Les données socio-économiques des lecteurs ont également été analysées. Sur les 443 publicités pour des produits alimentaires identifiées, les catégories d'aliments les plus fréquentes correspondaient aux plats, aux mélanges d'aliments, aux soupes et aux sauces (26%), les aliments contenant des graisses ou des sucres représentant 23% des publicités. Globalement, le niveau d'énergie procurée par les hydrates de carbone (sucres) et de fibres étaient inférieurs aux recommandations nutritionnelles, et le sel était supérieur aux recommandations. Le plus problématique est que le type d'aliment variait en fonction du statut socio-économique des lecteurs, ce qui risque de renforcer les différences socio-économiques dans le choix alimentaire et l'obésité. European Journal of Public Health
14 janvier 2011