mercredi 28 mai 2014

Caféine: rester "vigilant"

Le café est le principal vecteur de caféine chez les adultes, mais les boissons dites "énergisantes" en constituent un nouveau vecteur chez les enfants et adolescents. Elles représentent jusqu'à 15% de l’apport en caféine chez les enfants français d'après une étude publiée en 2013. Il est recommandé de modérer la consommation de caféine, particulièrement pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes sensibles à ses effets ou présentant certaines pathologies. Chez les enfants et adolescents, outre les troubles du sommeil, l'agitation et l'excitation, l'anxiété, la tachycardie, ou encore les douleurs thoraciques peuvent être observés après consommation de caféine en quantité élevée. Il est donc préoccupant de constater que des quantités élevées de boissons dites « énergisantes » (3 à 4 canettes) peuvent être consommées par de jeunes enfants. de plus, bien que le risque de développer une dépendance à la caféine reste discuté, certaines études montrent qu'environ 20 % des adolescents consommateurs de caféine pourraient être classés comme dépendants. On peut suspecter que la consommation précoce de caféine puisse favoriser la survenue de conduites addictives (comme c'est le cas pour d'autres substances comme l'alcool, le tabac, le cannabis). Ceci pourrait s’expliquer par le caractère immature du cerveau chez l'enfant et le jeune adolescent, ce qui compromet le contrôle d’une partie du cerveau impliquée dans les émotions et dans le cycle veille-sommeil.

ANSES

28-05-2014

jeudi 22 mai 2014

Bon, bien, et durable?

Ne pas acheter des raisins importés d'Argentine, mais plutôt des raisins de France voire d'Italie, c'est vertueux "pour la planète", mais est-ce simple à mettre en oeuvre? Une équipe de chercheurs français de l'INRA et de l'INSERM a mis au point une étude très originale, qui évalue la possibilité de se nourrir avec un bon "bilan carbone", tout en mangeant sainement, suffisamment, à un prix raisonnable, et en conservant ses habitudes culturelles. Eh bien figurez-vous qu'il est parfaitement possible de concilier tous ces impératifs au même coût financier, jusqu'à une diminution de 20% de l'empreinte carbone! Il faut toutefois faire un effort sur les fruits et les légumes, et diminuer la quantité d’énergie ingérée (calories). American journal of clinical nutrition
22-05-2014

lundi 19 mai 2014

Le sucre se débrouille seul

La relation entre la consommation du sucre et les maladies cardiovasculaires ne passe pas forcément par le surpoids ou l'obésité. On a depuis longtemps la certitude que la consommation de sucres alimentaires est liée à l'obésité, aux maladies chroniques et aux facteurs de risques cardiovasculaires, mais on ne sait pas encore précisément si le sucre est en lui-même un facteur de risque, ou s'il agit par l'intermédiaire de l'obésité. Une grande revue des principales études scientifiques vient d'être menée. la conclusion est que le sucre peut à lui seul directement augmenter les taux de triglycérides et de cholestérol dans le sang, et faire monter la pression artérielle.

American journal of clinical nutrition

19-05-2014

vendredi 16 mai 2014

Des compléments alimentaires décevants

Les compléments alimentaires sont largement utilisés dans le but d'améliorer sa santé, mais on connaît peu leurs effets métaboliques et cardiovasculaires quand ces compléments sont pris ensemble, en "cocktail". Une étude très intéressante vient d'être menée par des chercheurs américains et italiens chez des personnes non-obèses et en bonne santé. Ils ont observé les effets sur l'organisme d'un mélange de compléments alimentaires, tous réputés "bons pour la santé": resveratrol (anti-oxydant du vin et du raisin), extraits de thé, extraits de grenade, quercétine, curcuma, sésamine (phyto-oestrogène), extraits de cannelle, huile de poisson. Au bout de 6 mois, les chercheurs ont mesuré chez les personnes testées, les effets sur les artères, les lipides, le sucre, la pression artérielle, les graisses corporelles, le stress oxydatif, l'inflammation. Résultat: AUCUN EFFET. Il n'y a donc pas de pilule "miracle" pour être en bonne santé. En revanche, il est nettement plus bénéfique à la santé de consommer les fruits, légumes et épices "entiers" ou cuisinés. En effet, la valeur nutritionnelle par exemple d'un fruit, ne se limite pas à une seule substance, mais à un ensemble de substances et nutriments bénéfiques, dont les fibres, les vitamines, les oligo-éléments et les anti-oxydants. Par exemple, les fraises contiennent au moins 7 anti-oxydants différents.

Aging

16-05-2014

mercredi 7 mai 2014

Des fruits, oui...mais entiers!

Manger certains fruits entiers, en particulier les myrtilles, les raisins, les pommes, les bananes et les pamplemousses, est significativement associé à un risque moindre de diabète de type 2, et ce indépendamment de l'index glycémique propre à chaque fruit, selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de la Harvard School of Public Health (HSPH) à partir de données recueillies entre 1984 et 2008 sur 187382 participants.

Une plus grande consommation de jus de fruits est à l'inverse associée à un risque plus élevé de diabète de type 2, probablement en raison de l'indice glycémique élevé des jus de fruits, plus rapidement digérés par le tube digestif que les fruits riches en fibres.

Ces conclusions rejoignent les recommandations de consommation de fruits entiers et non de jus de fruits, dans la prévention du diabète de type 2

BMJ / sciencedaily

07-05-2014

vendredi 2 mai 2014

Obésité infantile, un fardeau social

Une étude britannique montre que les adolescents en surpoids ou obèse ont plus de problèmes sociaux que les autres : stigmatisation, mise à l'écart, brutalités. Ces problèmes sont même ressentis comme plus importants que les ennuis de santé liés au surpoids. Une difficulté supplémentaire, par exemple pour participer aux activités physiques ou sportives collectives. Au Royaume-Uni, 20% des enfants de 11 à 15 ans sont obèses.
Rappelons qu'en France, environ 12% des enfants de 5 ans sont en surpoids et 3% sont obèses.
Les implications sociales de l'obésité doivent être prises en compte, et particulièrement chez les enfants.
British Medical Journal
02-05-2014