mercredi 26 novembre 2014

Combien de calories SVP?

Les Américains mangent et boivent environ un tiers de leurs calories loin de la maison et les gens s'attendent à des informations claires sur les produits qu'ils consomment. Rendre obligatoire l'information sur le nombre de calories des aliments consommés en restauration en chaîne et des aliments de distributeurs automatiques est une étape importante pour la santé publique qui aidera, selon la FDA américaine, les consommateurs à faire des choix éclairés pour eux-mêmes et leurs familles.

La Food and Drug Administration des États-Unis vient de finaliser deux règles exigeant que l'information calorique soit inscrite sur les menus et les cartes de menu dans les chaînes de restaurants , les établissements d'alimentation au détail et distributeurs automatiques ayant 20 emplacements ou plus.

Serait-ce utile également pour les consommateurs français?

FDA

jeudi 13 novembre 2014

Phytostérols: rien de démontré

Les aliments enrichis en phytostérols comme les margarines ou les produits laitiers frais par exemple ont-ils un effet bénéfique sur les maladies cardiovasculaires ? Dans un avis rendu public le 25 juin 2014, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) estime que si les phytostérols contribuent à la réduction du cholestérol sanguin, leur bénéfice sur la prévention des maladies cardiovasculaires n'est pas démontré.

En effet, les maladies cardiovasculaires sont multifactorielles, la diminution d'un seul facteur de risque n'entraînant pas automatiquement la diminution du risque de maladie. Par conséquent, l'Anses recommande :

aux personnes soucieuses de leur taux de cholestérol de consulter un professionnel de santé afin de connaître notamment les mesures hygiéno-diététiques les plus adaptées à leur situation,
aux consommateurs de produits enrichis en phytostérols de veiller à atteindre a minima les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) en fruits et légumes afin de compenser la baisse de bêta-carotène engendrée par la consommation de ces produits,
aux enfants d'éviter la consommation de produits enrichis en phytostérols,
aux femmes enceintes et allaitantes d'éviter la consommation de produits enrichis en phytostérols.

Les phytostérols sont des composés naturels présents dans les plantes (graines des oléagineux notamment).

ANSES

jeudi 6 novembre 2014

La malbouffe modifie les gènes

Une expérience originale d'épigénétique vient d'être menée par des chercheurs néerlandais. Il s'agit de souris, mais le concept est important et il concerne un sujet majeur, celui du déséquilibre alimentaire conduisant aux maladies cardiovasculaires. L'épigénétique concerne la modification non pas d'un gène proprement dit, mais la modification de son fonctionnement. L'environnement a donc une influence sur le fonctionnement de nos gènes. Il semblerait que ce soit le cas pour le déséquilibre alimentaire. En effet, les souris qui étaient habituées à la "malbouffe" depuis le début, avaient des gènes perturbés. Ces gènes transférés sur des souris "saines" les rendaient sensibles à leur tour aux maladies cardiovasculaires. Sans préjuger de ce qui se passe chez l'être humain, on peut tout de même imaginer que le déséquilibre alimentaire peut laisser des traces durables sur nos gènes, même si on a changé ses habitudes alimentaires.

Journal of Leukocyte Biology