jeudi 30 décembre 2010

Le lycopène préviendrait l'obésité

Le tissu adipeux, on le sait peu, est un tissu très actif qui sécrète notamment des protéines appelées adipokines (chimiokines et cytokines) qui participent à la physiologie de l'organisme. Le développement important du tissu adipeux lors de l'obésité conduit à un état inflammatoire par augmentation de la production de ces protéines. Cet état inflammatoire peut conduire à diverses pathologies dont le diabète de type 2 (celui qui est lié à l'obésité) par résistance à l'insuline (elle devient moins efficace). Des chercheurs de l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) ont montré que le lycopène, pigment naturel anti-oxydant agissant sur le tissu adipeux, permettait de réduire la production de cytokines et de chimiokines inflammatoires produites par le tissu adipeux. Le lycopène, pigment naturel anti-oxydant agissant sur le tissu adipeux, pourrait donc potentiellement lutter contre les pathologies liées à l'obésité. Pour lutter contre le diabète, mangez des tomates! The Journal of Nutritional Biochemistry
30 décembre 2010

La pisciculture a de l'avenir

L'augmentation de la consommation de poisson augmente avec celle de la population mondiale, mais les stocks de poisson diminuent en raison de la surexploitation et de la dégradation du milieu marin. Pourtant, sur le plan nutritionnel, le poisson est un aliment de premier choix. Il est une source de protéines de haute valeur et d'acides gras polyinsaturés à longue chaîne de type oméga 3 et oméga 6 qui constituent les membranes cellulaires, ou participent à la synthèse hormonale mais sont surtout connus pour leur rôle dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Bien que ne représentant en France que 15% des poissons consommés, la pisciculture (élevage de poissons) présente de nombreux avantages. Elle permet d'abord d'éviter la pénurie. Elle permet également une grande traçabilité du poisson puisque toute la filière est contrôlée, de la naissance à l'assiette. Elle permet aussi de maîtriser la qualité sanitaire du poisson. Par exemple, en élevage il y a moins de risques que le poisson accumule les métaux lourds comme le mercure retrouvés parfois dans les poissons issus de la pêche. Surtout, elle permet de contrôler la qualité nutritionnelle du poisson, et notamment sa richesse en acides gras poly-insaturés de type oméga 3 ou oméga 6. Actuellement, les farines et les huiles de poisson sont la base de l'alimentation du poisson d'élevage, avec l'inconvénient d'un prélèvement supplémentaire des ressources marines. Cependant, les scientifiques arrivent de plus en plus à garder une bonne qualité nutritionnelle à la chair du poisson grâce à des huiles et protéines végétales (les huiles de poissons sont plus riches en oméga 3 alors que les huiles végétales sont plus riches en oméga 6). INRA
30 décembre 2010

samedi 18 décembre 2010

Trop de caféine pour les enfants

Le café, c'est pour les grandes personnes! Quel enfant n'a pas entendu cette phrase? Pourtant, boire un soda en canettes ou en bouteille apporte de grandes quantités de caféine. Comment s'étonner alors que les enfants ne dorment pas la nuit et manquent de sommeil. Ce sont les conclusions d'une étude faite aux Etats-Unis dans le Nebraska sur des enfants de 5 à 12 ans. Plus les enfants absorbaient de caféine, moins ils dormaient. Pour donner des chiffres, les 8-12 ans absorbaient en moyenne 109mg de caféine par jour, et le 5-7 ans 52mg (un chiffre bien supérieur à ce qui est nécessaire pour déclencher une réaction dans l'organisme d'un adulte). Selon les chiffres fournis par la firme Coca-Cola, un verre de 25 cl de Coca-Cola contient 25 mg de caféine, une tasse de café en contient en moyenne 50 mg, mais de nombreuses autres boissons en contiennent, dont les divers colas, les boissons énergisantes (comme le Redbull), les boissons à base de thé, les boissons avec du Guarana. Lisez les étiquettes. The Journal of Pediatrics
18 décembre 2010

mercredi 8 décembre 2010

Un cocktail de pesticides au goûter?

Nos enfants seraient-ils en train de s'empoisonner? Telles sont en tout cas les conclusions de trois associations (Générations Futures, WWF France et le Réseau Environnement Santé) qui ont fait mesurer la présence de pesticides et autres toxiques dans l'alimentation d'un enfant de 10 ans pendant une journée. 128 résidus chimiques dont 37 sont soupçonnés d'être des perturbateurs endocriniens et 47 cancérogènes ont été retrouvés. Pourtant, le menu type testé respectait les recommandations nutritionnelles. Pour le seul saumon, 34 contaminants chimiques ont été retrouvés, ainsi que 5 fongicides dont 1 non autorisé en France dans un smoothie fraise-framboise au goûter. Toutefois, la grande majorité des produits retrouvés ne dépassait pas la limite légale. Les effets sur la santé de ces cocktails chimiques sont mal connus et nécessitent des évaluations scientifiques, d'autant plus que l'étude en question a été faite sur un nombre trop peu important d 'échantillons pour pouvoir être statistiquement significative, comme le site dédié a l'honnêteté de le signaler.menustoxiques.fr

mercredi 1 décembre 2010

Le meilleur après-régime?

Une alimentation riche en protéines et pauvre en glucides serait la meilleure façon de ne pas reprendre de poids après un régime amaigrissant hypocalorique. Ce sont les résultats d'une grande étude portant sur 770 familles dans 8 pays européens. Dans chacune des familles, une personne en surpoids avait fait un régime pour perdre du poids. Toute la famille avait le même type d'alimentation, riche ou pauvre en protéines, riche ou pauvre en glucides, et dans tous les cas avec un apport modéré en lipides. 6 mois après, c'est dans les familles avec une alimentation riche en protéines et pauvre en glucides que la perte de poids était le mieux maintenue chez celui qui avait maigri, avec même un perte de poids supplémentaire de 380g en moyenne. Inversement, pour le régime faible en protéines et riche en glucides, il y avait une reprise de poids de 1,67kg en moyenne. New England Journal of Medicine
1er décembre 2010

jeudi 25 novembre 2010

Des régimes amaigrissants risqués

Alors que selon l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), 32% des français de plus de 18 ans sont en surpoids et 15% sont obèses, la mode des régimes ne faiblit pas et très souvent des pratiques alimentaires d'amaigrissement sont adoptées pour des raisons essentiellement esthétiques, en l'absence de surpoids ou de tout problème médical. De plus, la plupart de ces régimes sont mis en oeuvre sans aucune surveillance médicale. Or, il y a de nombreux dangers pour la santé, qui ont été mis en évidence dans un rapport très détaillé (160 pages!) sur les régimes. Selon l'ANSES, les effets sont "néfastes sur le fonctionnement du corps, et notamment pour les os, le cœur et les reins, ainsi que des perturbations psychologiques, notamment des troubles du comportement alimentaire". Le métabolisme du corps est profondément perturbé, ce qui induit très souvent le cercle vicieux d'une reprise de poids, parfois plus importante que la perte de poids, après le régime. C'est ce qu'on appelle communément l'effet "yoyo" : 80 % des sujets reprennent du poids un an après la fin de leur régime! Pour ce qui est des carences, les chiffres sont accablants : Seulement 26 % des phases de régimes étudiées respectent les recommandations d'apport en fibres, 39% pour le fer, 50% pour le magnésium, 23% pour la vitamine D... L'Anses rappelle en outre que "rien ne peut remplacer, en terme de santé, une alimentation équilibrée, diversifiée, en veillant à ce que les apports énergétiques journaliers ne dépassent pas les besoins. Par ailleurs, pour réduire les risques de prise de poids, l'évolution des habitudes alimentaires doit être associée à une activité physique régulière". Pour vraiment tout savoir sur les 15 principaux régimes. ANSES
25 novembre 2010

mercredi 10 novembre 2010

Cancer de l'oesophage : la viande rouge suspectée.

Cuit, à point, ou saignant? Cette phrase quotidienne pourrait avoir plus de conséquences pour votre santé que vous ne l'imaginez. Si on sait que la viande rouge consommée en excès peut être mauvaise pour la santé, on sait également depuis une étude récente que la viande rouge augmente le risque de cancer de l'oesophage jusqu'à 79% pour les plus gros mangeurs de viande. Pire encore, les substances résultants de la cuisson à haute température de la viande (amines heterocycliques) augmentent le risque de cancer du cardia (zone entre l'estomac et l'oesophage). Ces résultas proviennent de la surveillance de 500000 américains. The American Journal of Gastroenterology
10-11-10

lundi 8 novembre 2010

La machine à décoder les aliments.

Dire qu'il faut manger moins gras, moins sucré ou moins salé c'est bien. Informer sur la compositions des différents aliments c'est mieux. Informer de façon ludique et pédagogique c'est encore mieux. C'est ce que réussi la MADAM ou Machine A Décoder les Aliments Mystérieux, initiative de l'INPES et du Programme National Nutrition santé sur le site mangerbouger.fr. Tableaux comparatifs, conseils, décryptage des emballages sont au programme. Un des meilleurs sites de nutrition.
8 novembre 2010

L'union contre le sel.

La consommation excessive de sel dans l'alimentation (principalement le sel inclus dans les aliments industriels) augmente clairement le risque de maladies cardiovasculaires (hypertension artérielle, AVC, infarctus du myocarde...). Les effets sont importants pour la santé publique et l'économie de la santé. Il suffirait en effet de réduire la consommation de 10 grammes par jour (niveau actuel) à 6 grammes pour diminuer de près de 20% la mortalité par maladies cardiovasculaires. Des experts en nutrition, en métabolisme et prévention cardiovasculaire ont fondé un collectif appelé SALT (Sodium Alimentaire Limitons les Taux) pour informer et prévenir l'excès de sel néfaste pour la santé. British Medical Journal / Le site du SALT
8 novembre 2010

jeudi 4 novembre 2010

Plus de réglementation, moins de sel.

On sait que la présence de sel en excès dans l'alimentation est mauvaise pour la santé, principalement sur le plan cardiovasculaire par augmentation de la pression artérielle. Ce sel est principalement présent dans les produits industriels (plats préparés, sauces, céréales…). Faut-il diffuser des messages de prévention auprès du public et des industriels? faut-il légiférer? Des chercheurs Australiens ont testé ces différentes méthodes. Il est vrai que si le taux de sel était inférieur à 120mg pour 100g, l'Australie économiserait l'équivalent de 610000 années d'invalidité sur l'équivalent d'une génération. Les résultats sont instructifs. Les messages de prévention diffusés auprès des personnes à risque n'ont eu aucun effet. Les programmes incitatifs à destination des industriels ont été jugés efficaces mais modérément. En revanche, l'effet d'une réglementation imposée sur la teneur en sel a été jugée 20 fois plus efficace? Faudra-t-il légiférer? Heart
4 novembre 2010

vendredi 29 octobre 2010

Obésité infantile : des conseils utiles.

Une étude américaine et brésilienne chez des femmes de niveau socio-économique bas a étudié l'impact de conseils nutritionnels à domicile pendant leur première année de vie sur l'alimentation et le surpoids de leurs enfants. 500 enfants ont été suivis de 6 mois à 4 ans. Les 10 séances de "coaching" nutritionnel ont porté leurs fruits car "seulement" 20% des enfants dont les mères ont été conseillées étaient en surpoids contre 36% pour les autres. Les enfants qui s'alimentaient mieux (moins de bonbons, moins de boissons sucrés, moins de fritures...) mangeaient plus de fruits et légumes et avaient une alimentation plus variée.The Journal of Nutrition
29 octobre 2010

vendredi 22 octobre 2010

Pastèque contre hypertension.

Il faut manger plus de pastèque. En tout cas, pour les personnes souffrant d'hypertension artérielle, ce fruit serait bénéfique. Selon une étude menée par l'université de Floride, 6g par jour de L-citrulline pendant 6 semaines font baisser la pression artérielle. La L-citrulline dont la pastèque est riche, agit par effet vasodilatateur, c'est à dire en augmentant le calibre des artères, ce qui diminue la pression. De plus, la pastèque est riche en fibres, potassium, vitamines A et B6, et lycopene qui est un antioxydant. American Journal of Hypertension
22 octobre 2010

mercredi 20 octobre 2010

Du lait pour maigrir?

Une des dernières études en date sur l'obésité et la nutrition, va peut-être révolutionner les choses, et peut-être pas…Des chercheurs Israéliens ont suivi plus de 300 personnes obèses ou en surpoids. Ces personnes suivaient trois types de régime : pauvre en graisses, méditerranéen, et pauvre en glucides (low carb). De façon un peu surprenante, ceux qui avaient consommé beaucoup de calcium sous forme de produits laitiers, contre ceux qui en avaient consommé peu, avaient une perte de poids plus importante (6kgs contre 3kgs). Cette étude devrait réhabiliter les produits laitiers dans l'alimentation. Toutefois elle comporte de nombreuses incertitudes car le poids dépend d'abord d'un équilibre entre l'apport et les dépenses énergétiques. Il n'y a pas d'effet magique du lait, et ceux qui se mettraient du jour au lendemain à consommer beaucoup de produits laitiers (dont certains sont très gras) risqueraient d'être déçus. American Journal of Clinical Nutrition
21 octobre 2010

Les obèses fragiles en cas d'infection.

Un sepsis est une réaction inflammatoire globale de l'organisme à une infection. Il est caractérisé par de la fièvre, une augmentation des globules blancs, une accélération du rythme cardiaque, et dans les formes plus graves, des marbrures sur la peau (vaisseaux sanguins très visibles à travers la peau), une défaillance des organes (rein, coeur, poumon), une chute de tension et parfois une hypothermie (température très basse). Près d'une personne sur 4 décède lors d'un sepsis aux Etats-Unis, mais cette proportion est plus importante chez les personnes obèses. Une équipe américaine de Louisiane a cherché pourquoi. Ils ont étudié des souris dont cetaines étaient nourries "à l'occidentale", c'est à dire avec un régime très gras. Ces souris étaient beaucoup plus sensibles à un sepsis car elles avaient une réaction inflammatoire exacerbée. BMC Physiology

mercredi 13 octobre 2010

Le lait chocolaté bon pour les muscles.

Quoi de plus traditionnel et de plus agréable qu'un bon lait chocolaté, un "cacao", après un effort? Une étude sur l'endurance musculaire a comparé le lait chocolaté aux autres boissons énergétiques du marché, pour régénérer les muscles après un effort et refaire les réserves en glycogène. Le lait chocolaté a été plus efficace que les principales boissons énergétiques du marché. Il semblerait en effet que l'association entre hydrates de carbone (sucres) et protéines (lait) agisse plus efficacement sur le muscle. Medicine and Science in Sports and Exercise
13 octobre 2010

mardi 12 octobre 2010

Amanite phalloïde : 1 mort.

On a un peu tendance à l'oublier en cette période de ramassage de champignons, mais il ne faut pas ramasser ceux qu'on ne connaît pas, ou qu'on croie connaître. Il y a encore eu 14 cas d'intoxication grave à l'amanite phalloïde (et 10 cas pour d'autres champignons) depuis le début de la saison des champignons, dont 1 décès. les conséquences sont principalement de graves troubles digestifs et une destruction du foie pouvant mener à la greffe. La confusion a été faite avec les coulemelles ou les rosés des prés. Un conseil pour les amateurs : ne pas ramasser un champignon même s'il ressemble à un champignon connu comestible s'il ne se trouve pas dans son biotope habituel (par exemple en pleine forêt alors qu'il s'agit d'un rosé des prés). Institut de Veille Sanitaire
12 octobre 2010

jeudi 7 octobre 2010

Le Fer en nanoparticules mieux assimilé.

Environ 2 milliards de personnes sur terre souffrent de carence en fer. Cette carence peut conduire à de l'anémie (déficit en hémoglobine qui transporte l'oxygène dans le sang). Ces carences sont alimentaires. Une des solutions est de supplémenter l'alimentation en fer, mais la plupart des produits disponibles soit altèrent le goût et la couleur des aliments, soit sont mal assimilés. Un solution moderne vient de voir le jour, les nanoparticules de fer, qui règlent ces deux problèmes. Il n'y avait pas d'accumulation de fer dans les tissus, ce qui aurait été une complication. Le bémol est que cette étude a été menée chez des rats et n'est pas forcément extrapolable aux êtres humains. de plus, s'agissant des nanoparticules, les effets secondaires à long terme sont encore loin d'être connus. Nature Nanotechnology
7 octobre 2010

mercredi 8 septembre 2010

Le botulisme reste stable.

Le botulisme est une maladie provoquée par une toxine (la toxine botulinique, la même que celle du Botox) produite par une bactérie, le clostridium botulinum qui se développe en l’absence d’oxygène dans les préparations culinaires à base de viande et les conserves avariées. On dit habituellement qu'un aliment qui n’a pas une couleur ou une odeur normales, une boite de conserve qui est déformée par gonflement, ne doivent pas être consommés. Selon l'Institut de Veille sanitaire, 29 personnes ont été atteintes de botulisme en 2009 en France, ce qui reste dans la moyenne depuis 1991. Les aliments mis en cause étaient des conserves de légumes familiales, des produits de charcuterie de fabrication artisanale/familiale et du poisson fumé industriel importé de la Finlande. Institut de Veille Sanitaire
8 septembre 2010

mardi 7 septembre 2010

Glucides vs lipides = égalité?

Bien que l'éducation nutritionnelle soit préférable aux privations ("manger mieux" contre "manger moins"), les régimes amaigrissants ont encore de beaux jours devant eux. Parmi ces régimes, le low-carb (anciennement régime Atkins) pauvre en glucides, et le low-fat, pauvre en graisse sont très à la mode. Une étude vient de comparer ces deux régimes en termes de perte de poids, mais également en termes de risque cardiovasculaire, en les associant à une éducation nutritionnelle. La perte de poids au bout de 2 ans est identique pour les deux régimes (7 kg en moyenne), mais le régime low-carb présente un avantage car il est plus efficace pour diminuer le risque cardiovasculaire. Annals of Internal Medicine
7 septembre 2010

vendredi 3 septembre 2010

DASH : un régime bon pour le coeur.

L'approche diététique dans la diminution du risque cardiovasculaire est probablement la plus simple et la moins dangereuse. Toutefois, elle se heurte à un problème de motivation. pour en évaluer l'efficacité, des chercheurs ont comparé le régime DASH au régime "fruits et légumes", et à l'absence de régime. Ce régime appelé DASH (en anglais "Dietary Approaches to Stop Hypertension") met l'accent sur les fruits, les légumes, les laitages peu gras, les céréales complètes, la volaille, le poisson, les noix. Inversement,il déconseille les corps gras,la viande rouge, les confiseries et les boissons sucrées. Comparé au régime "fruits et légumes seuls", le risque de maladie cardiovasculaire (infarctus, angine de poitrine, AVC...) était diminué de 11%, et comparé à l'absence de régime, diminué de 18%. Ces statistiques sont confirmées par les chiffres des examens complémentaires puisque le LDL cholestérol (le "mauvais cholestérol") était diminué de 8% en moyenne et la pression artérielle systolique de 6mm de mercure (par exemple de 15,6 à 15 de "tension"). Il n'était pas question du sel dans cette étude, dont la consommation trop importante est un facteur d'aggravation de l'hypertension artérielle. Circulation
3 septembre 2010

Les PCB sous surveillance.

Dans un avis récent, l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire recommandait de ne pas consommer trop de poisson pouvant contenir des polluants tels que dioxine, methyl-mercure et PCB. Pour ces derniers, l'Institut de Veille Sanitaire rappelle dans son rapport 2009 son engagement dans le dispositif de surveillance de l'intoxication au PCB chez les consommateurs de poissons de rivière. Pour mémoire, les rivières considérées comme contaminées et surveillées sont la Seine, la Somme, le Rhône, le Rhin et leurs affluents, alors que les fleuves "témoins" considérés comme indemnes sont la Loire, la Garonne et leurs affluents. Institut de Veille Sanitaire
3 septembre 2010

mercredi 1 septembre 2010

Cancer de prostate : le café hors de cause?

Le cancer de prostate est un cancer très fréquent, mais ses facteurs de risque sont mal connus. Si l'âge est le facteur de risque le plus connu, il y aurait également des facteurs génétiques et alimentaires. Une alimentation riche en gras favoriserait le cancer de prostate, ainsi qu'une forte consommation de calcium. La consommation de café a été également évoquée. Pour en avoir le coeur net, des chercheurs coréens ont revu l'ensemble des études récentes sur le sujet. Après avoir étudié à la loupe 12 études épidémiologiques, les chercheurs n'ont rien trouvé de probant concernant le café et le risque de cancer de prostate. British Journal of Urology
1er septembre 2010

lundi 30 août 2010

Le binge-eating risqué pour la ligne.

Après le binge-drinking, voici le binge-eating, et il se pourrait que ce comportement ai des effets à long terme sur le poids. On sait bien que l'épidémie d'obésité est due pour une large part à l'augmentation des apports caloriques, notamment par l'ingestion de nourriture venant de fast-foods. Le fait nouveau que suggère une étude faite pendant 4 semaines sur 18 jeunes "obligés" de manger plus (certains ont mangé deux repas par jour au fast-food), est que la prise de poids (surtout la masse grasse) est prolongée bien après l'arrêt de l'expérience (augmentation de 3kg 2 ans après). Nutrition and Metabolism
31 Août 2010

vendredi 27 août 2010

Mangez du poisson, mais pas trop!

Mangez du poisson, mais pas trop! Le poisson est bon pour la santé, mais il est également pollué, comme le confirme l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire. Le poisson est autant que la viande une excellente source de protéines. Il compte aussi des matières grasses, en quantité variable selon l'espèce, qui sont des sources d'oméga 3 qui préviennent les maladies cardiovasculaires et sont nécessaires au développement et au fonctionnement de la rétine, du cerveau et du système nerveux. Parmi les poissons gras, certains contiennent d'avantage d'oméga 3 et sont donc particulièrement intéressants au plan nutritionnel. Les poissons apportent également des minéraux comme le phosphore, et des oligo-éléments, comme l'iode, le zinc, le cuivre, le sélénium et le fluor, mais aussi des vitamines A, D, E et certaines du groupe B indispensables à la santé. Mais, les poissons peuvent aussi être contaminés par des polluants de l'environnement dont les dioxines, les PCB ou le méthyl-mercure, des contaminants de l'environnement qui peuvent avoir des effets néfastes sur la santé en cas de surexposition. Les PCB et les dioxines se retrouvent préférentiellement dans les poissons les plus gras (anguilles) ainsi que dans certains poissons bio-accumulateurs (anguille, barbeau, brème, carpe, silure), le méthyl-mercure dans les poissons prédateurs sauvages. Afin de s'assurer tous les bienfaits de la consommation de poissons et couvrir les besoins de la population en oméga 3 à longue chaine, tout en minimisant les risques de surexposition à certains contaminants, l'Afssa recommande de consommer du poisson deux fois par semaine en associant un poisson à forte teneur en oméga 3 et un poisson maigre. Il faut aussi penser à varier les espèces et les provenances et limiter sa consommation de poissons bio-accumulateurs de PCB (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) à une fois par semaine. Ces recommandations sont valables pour les adultes et les enfants à partir de 10 ans. Pour les 3-10 ans, la part de poissons riches en oméga 3 peut être remplacée par du rouget, de l'anchois, ou du pilchard. Agence Nationale de Sécurité Sanitaire
27 Août 2010

mercredi 18 août 2010

Les boissons sucrées favorisent le diabète.

Le sucre serait-il un poison? Il n'est pas étonnant que les boissons sucrées consommées en trop grande quantité favorisent le diabète de type 2 par l'augmentation du poids et de la masse graisseuse. C'est ce que vient de confirmer une nouvelle étude scientifique qui a retrouvé une augmentation de 26% du risque de diabète pour une ou plus boissons sucrées consommées par jour par rapport à moins d'une par mois. L'information nouvelle est que l'augmentation du risque de diabète n'est pas seulement liée à la prise de poids. Il semblerait que cette augmentation soit également due à un effet direct du sucre, qui provoque une résistance à l'insuline et un mauvais fonctionnement des cellules du pancréas. Diabetes Care
18 Août 2010

lundi 2 août 2010

Aliments "sans gluten"?

Les personnes porteuses d'une maladie coeliaque doivent éviter tout aliment contenant du gluten, ensemble de protéines contenue dans certaines céréales telles que le blé, l'orge et le seigle. Elles consomment donc des aliments dits "sans gluten". Toutefois, selon une étude récente, certains de ces aliments naturellement exempts de gluten peuvent contenir des traces de gluten par contamination (par une céréale contenant du gluten manipulée à proximité dans la même usine). Pour qu'un élément soit certifié sans gluten, il ne suffit donc pas qu'il soit naturellement sans gluten, mais également qu'il soit testé à ce sujet. cette étude en revanche ne peut pas préciser le niveau de risque pour les personnes atteintes de maladie coeliaque. Journal of the American Dietetic Association
3 août 2010

mardi 13 juillet 2010

La vitamine E reduirait le risque de démence.

Il semblerait que manger des aliments riches en vitamine E diminue le risque de démence et de maladie d'Alzheimer, selon une vaste étude hollandaise portant sur 5395 personnes. Toutefois, la diminution de ce risque est modeste (jusqu'à 26% pour la maladie d'Alzheimer), et pour de grandes quantités d'aliments riches en vitamine E. Ces aliments dans l'étude étaient principalement la margarine, l'huile de tournesol et le beurre. La vitamine E est présente dans les huiles végétales, principalement dans l'huile de germe de blé, de tournesol, de soja, d'arachide ou d'olive. On la trouve aussi en moindre quantité dans les céréales, les amandes, les légumes verts, le beurre, la margarine, les poissons gras. Elle a une activité anti-oxydante. Les autres anti-oxydants tels que vitamine C, béta-carotène et flavonoïdes n'ont pas montré de réduction du risque. Archives of Neurology
13 juillet 2010

lundi 12 juillet 2010

Surpoids et obésité de l'enfant et de l'adolescent.

Dans le cadre de l'élaboration des recommandations pour le Programme National Nutrition Santé 2, la Haute Autorité de Santé rappelle les bases du problème de surpoids et d'obésité chez l'enfant et l'adolescent. Ils rappellent entre autres que : les enfants obèses présentent une fréquence élevée d'anomalies concernant les lipides et la pression artérielle, mais qui ne traduisent pas forcément par une maladie ou un trouble physique (qui restent silencieuses). Les études scientifiques montrent que l’obésité dans l'enfance est associée à une augmentation du risque de mortalité prématurée à l'âge adulte entre 50 % et 80 %, (surtout d'origine cardiovasculaire). L'obésité sévère de l'enfant expose également à des complications précoces telles que des troubles orthopédiques, hormonaux et des diabètes de type II qui étaient jusqu'à présent limités aux adultes. L'obésité chez les enfants présente un risque important de persistance à l'âge adulte. Même si une proportion importante d’enfants en surpoids ne le restera pas à l'âge adulte, l'obésité infantile est un facteur prédictif de l'obésité adulte. Les enfants obèses deviennent des adultes obèses dans des proportions dans 20 % à 50 % des cas si l'obésité était présente avant la puberté, et de 50 % à 70 % après. La probabilité de persistance de l'obésité augmente avec sa sévérité, l'âge et les antécédents familiaux. L'augmentation de l'obésité chez l'enfant résulte d'une part de la modification des comportements alimentaires avec le développement des prises alimentaires entre les repas et la consommation importante d'aliments riches en sucres, d'autre part de la diminution de l'activité physique au profit d’activités ludiques sédentaires (télévision, jeux vidéo). Le document complet de l'HAS
12 juillet 2010

mercredi 7 juillet 2010

Le petit déjeuner : une bonne habitude.

Le Conseil Européen de l'Information sur l'Alimentation (EUFIC) rappelle dans son dernier bulletin d'information les bases du petit déjeuner, repas essentiel de la journée. Ce repas, le premier de la journée, rompt le jeûne nocturne et procure l’énergie nécessaire pour faire repartir l’organisme et le cerveau. Pourtant, selon l'EUFIC, entre 10 % et 30 % des enfants européens, et plus particulièrement les adolescents et les filles, s’abstiennent de petit déjeuner. Il serait même prouvé que les enfants qui prennent un petit déjeuner ont un indice de masse corporelle plus bas et un risque moindre d'obésité. De plus, les performances cognitives, comme la mémoire, l’attention et la créativité seraient augmentées. Enfin, les parents sont invités à donner l’exemple car les enfants et les adolescents sont plus susceptibles de manger le matin si, dans leur famille, les adultes prennent aussi leur petit déjeuner. Conseil Européen de l'Information sur l'Alimentation
7 juillet 2010

Le vin rouge bon pour les yeux (des souris)?

Le resveratrol est un anti-oxydant que l'on trouve dans le vin rouge, le raisin, les myrtilles et les cacahouètes. Il serait bénéfique dans les maladies de la rétine telles que la DMLA et la rétinopathie diabétique... au moins chez la souris, et à de fortes doses ( bien supérieures à celles contenues dans le vin). C'est ce que suggère une étude américaine. Le resveratrol agirait au niveau de la prolifération des vaisseaux sanguins ( angiogénèse ). Ces résultats sont prometteurs car il s'agit d'une substance qui peut être prise par la bouche, mais ils doivent être validés chez l'homme.
American Journal of Pathology
7 juillet 2010

jeudi 1 juillet 2010

Le fructose lié à l'hypertension?

Le fructose est un sucre simple que l'on trouve dans les fruits et le miel. Son pouvoir sucrant est supérieur au saccharose de 20 à 40%. Il est de plus en plus consommé dans les pays développés, en étant principalement rajouté dans les bonbons, les desserts et les sodas. Une étude suggère que la consommation de 74 g par jour augmente le risque d'hypertension artérielle. Cette étude a été menée chez 4528 adultes qui n'avaient pas d'hypertension artérielle auparavant. La dose de 74g de fructose correspond à l'équivalent de 2 sodas et demie. Journal of the American Society of Nephrology
1er juillet 2010

mercredi 2 juin 2010

Le lait de vache bon pour le cœur.

La consommation du lait de vache est actuellement décriée. Les seuls faits réellement exploitables sont des questions d'équilibre alimentaire surtout quand il s'agit de lait entier, et l'intolérance au lactose dont souffrent certaines personnes. Une étude faite au Costa Rica vient de montrer que la consommation de lait de vaches nourries avec de l'herbe fraiche dans des pâturages, diminuait nettement le risque d'accidents cardiaque. Ce lait, à la différence du lait de vaches nourries en batterie aux céréales, est riche en acide linoléique conjugué, un lipide insaturé de la famille des omega-6. 4000 personnes ont été étudiées au total. Les 20% qui avaient les taux les plus élevés d'acier linoléique conjugué dans le tissu graisseux avaient une diminution de 36% du risque d'accident cardiaque par rapport à ceux qui avaient les taux les plus bas. American Journal of Clinical Nutrition
2 juin 2010

lundi 17 mai 2010

Pas de miel pour les bébés.

Le botulisme est une maladie grave qui paralyse les muscles, due à une toxine produite par une bactérie appelée clostridium botulinum. Cette bactérie peut se trouver dans les conserves avariées, mais ses spores peuvent également se retrouver dans le miel (la bactérie est présente dans l'environnement, le sol et les poussières). La consommation de miel serait donc un facteur de risque chez le nourrisson, dont la flore intestinale est immature, ce qui permettrait aux spores se développer et de produire de la toxine botulique responsable des symptômes de paralysie musculaire. Devant l'augmentation du nombre de cas depuis 2004, l'Agence Française de Sécurité des Aliments (AFSSA) rappelle qu'il est déconseillé de donner du miel, quelle que soit son origine, aux enfants de moins d'un an.
17 mai 2010

mardi 11 mai 2010

Cholestérol : mangez des noix.

Le traitement actuel d'un taux trop élevé de LDL cholestérol ( le "mauvais" cholestérol ) passe par des médicaments appelés statines. Dans une moindre mesure, les noix ( noix, noisettes, noix de pécan, amandes, pistaches, cacahouètes ) permettent également de diminuer le LDL cholestérol, selon une étude menée par des chercheurs californiens et espagnols . Pour un apport moyen de 67g de noix par jour, la diminution du LDL atteignait 7,4%. Toutefois, si les noix diminuent le risque cardiovasculaire, il se pourrait que la diminution du cholestérol ne soit pas seule en cause, mais qu'il y ait également d'autres effets bénéfiques comme un effet antioxydant. Archives of Internal Medicine
11 mai 2010

mercredi 5 mai 2010

Oqali surveille votre alimentation.

l'Observatoire de la qualité de l'alimentation (OQALI) prévu par le Programme National Nutrition Santé (PNNS) a été créé en 2008 par les ministères de l'agriculture, de la santé et de la consommation en collaboration avec l'Inra et l'Afssa. Sa mission est de suivre l’évolution de la qualité des produits alimentaires présents sur le marché français et les efforts des professionnels pour aller dans le sens des recommandations du PNNS. Les premiers rapports viennent d'être publiés sur un site dédié. Ils sont très intéressant à lire car ils détaillent les secteurs et segments de l'alimentation, du chocolat aux compotes en passant par les produits laitiers et les fibres. D'une manière générale on note qu'au sein d'une même famille d’aliments, il n'est pas observé de lien systématique entre la qualité nutritionnelle des produits et le fait qu'il s'agisse de hard discount, de marque de distributeur ou de marque nationale. En revanche, le niveau d’information qui figure sur les emballages, notamment le détail des valeurs nutritionnelles, le nombre de portions...varie selon les gammes de prix. Les publications de l'OQALI.
5 mai 2010

mardi 4 mai 2010

Colorants alimentaires : attention aux abus.

Suite au signalement d'effets indésirables tels qu'une diminution de la prise de poids chez des animaux exposés, l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) a décidé de diminuer les doses autorisées d'un colorant appelé brun HT (E155). Ce colorant est retrouvé dans des boissons gazeuses, des confiseries, des produits de boulangerie, des sauces et des assaisonnements. Les doses avec lesquelles ces effets ont été constatées (à long terme) étaient inférieures aux doses journalières autorisées auparavant pour ce colorant. Or, certains enfants ont une forte consommation de boissons gazeuses et de confiseries. Le communiqué de l'EFSA.
4 mai 2010

dimanche 25 avril 2010

Oméga3 : inefficaces pour le cerveau?

Les allégations sur l'intérêt des suppléments alimentaires à base d'huile de poisson riche en omega-3 sur les fonctions cérébrales, ne seraient basées sur aucun résultat probant. En effet, la plupart des études en question sont basées sur l'observation. Une nouvelle étude (contrôlée, en double-aveugle), a étudié près de 900 septuagénaires britanniques pendant 2 ans. Ceux qui prenaient les capsules à base d'oméga3 et ceux qui prenaient le placebo (à leur insu), ne présentaient aucune différence dans les fonctions cognitives (mémoire, concentration...). Il s'agit d'une des études les plus fiables sur le sujet. Toutefois, des études sur une plus longue période sont nécessaire, car le déclin cognitif se fait progressivement sur plusieurs années. The American Journal of Clinical Nutrition.
26 avril 2010

lundi 12 avril 2010

Plus de fruits et légumes, moins de cancers

Les résultats du volet de la grande enquête épidémiologique EPIC (European Prospective Investigation Into Cancer and Nutrition ) concernant le risque de cancer et la consommation de fruits et de légumes viennent d'être publiés. Près de 500000 hommes et femmes ont été suivis pendant 8 ans. Pour une augmentation de 200g de fruits et légumes consommés par jour ( soit 1,5 à 2 portions de plus par jour), le risque global de cancer est diminué de 4%. Ces résultats sont valables quel que soit le nombre de portions déjà consommées à la base. Ce chiffre peut paraître décevant par rapport au bénéfice cardiovasculaire qui est beaucoup plus important, mais il faut prendre en compte plusieurs choses : tout d'abord, ce chiffre de 4 % est très fiable compte tenu de la qualité de l'étude concernée, ensuite, il s'agit d'un résultat global qui ne détaille pas les bénéfices particuliers de certains légumes, comme par exemple les lycopènes des tomates qui diminuent le risque de cancer de la prostate, enfin, ces résultats concernent une période d'étude à l'âge adulte, alors qu'il est très probable que l'effet bénéfique des antioxydants des fruits et légumes est maximal dans la période de l'enfance et de l'adolescence. Journal of the National Cancer Institute.
12 avril 2010

vendredi 9 avril 2010

La Miviludes dénonce les dérives nutritionnelles.

La mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) vient de publier son rapport 2009 centré sur les mineurs. Dans un chapitre elle dénonce les prescriptions extrêmes en matière de nutrition, qui peuvent entraîner la mort : cures de détox, médecine "New Age ", régimes végétaliens, jeûne extrême, utilisation de substances hallucinogènes "chamaniques" (iboga et ayalhuasca), abandon de la médecine traditionnelle…Ces pratiques sensées épanouir l'esprit et purifier le corps, peuvent non seulement en rendre l'adepte plus vulnérable, mais encore mettre sa vie en danger. La Miviludes ne remet pas en cause des pratiques traditionnelles dans certaines cultures comme le chamanisme, mais les occidentaux qui se les accaparent sans précautions et dans des buts parfois malhonnêtes. Le rapport 2009 de la Miviludes.
9 avril 2010

jeudi 8 avril 2010

Les buveurs de coca moins fertiles?

colaSelon une étude danoise, une consommation trop importante de cola pourrait diminuer la qualité du sperme des hommes.L'étude a porté sur plus de 2.500 hommes passant un examen de santé pour le service militaire. Les hommes qui buvaient au moins un litre de cola par jour avaient en moyenne 30% de spermatozoïdes en moins (40M par ml). Ceux qui ne buvaient pas de cola avaient un sperme de meilleure qualité, avec environ 56M de spermatozoïdes par ml de sperme. La caféine ne serait pas en cause, et peut-être même pas les autres constituants du cola. C'est plutôt du côté du mode de vie et d'alimentation qu'il faut rechercher les causes (beaucoup de fast-food, moins de fruits et légumes...). American Journal of Epidemiology
8 avril 2010

vendredi 26 mars 2010

Bon appétit : une expo, un site internet.

La nouvelle exposition de la Cité des Sciences, consacrée à l'alimentation à destination des 9-14 ans est ouverte jusqu'au 2 janvier 2011. Elle présente aux adolescents l'alimentation de manière festive et ludique. Cinq thèmes sont proposés : les composantes scientifiques et identitaires de l'alimentation, les recommandations nutritionnelles et diététiques, l'origine et les mécanismes de transformation des produits, les goûts et les habitudes alimentaires dans différentes cultures, les motivations d'achat et la crise alimentaire. Tous les âges y trouvent leur compte avec une présentation très pédagogique. Un très beau site internet vient compléter cette exposition. Il est destiné avant tout aux enfants et est présenté de façon très ludique. Le site "bon appétit".
26 mars 2010

mercredi 24 mars 2010

Le régime méditerranéen bon pour le cerveau.

On connait les bénéfices du régime méditerranéen sur la mortalité cardiovasculaire et l'incidence des cancers. On travaille de plus en plus sur l'effet bénéfique supposé sur les fonctions cognitives. Une étude française portant sur 1410 personnes a montré que le régime méditerranéen augmentait les performances cognitives globales et la mémoire épisodique. La question est également posée de l'intérêt du régime méditerranéen dans la prévention de la maladie d'Alzheimer. Clinical Nutrition and Metabolic care.
24 mars 2010

Le site : Espace Pain Information

Le pain est un élément essentiel de l'alimentation. Il est source de glucide à libération lente et permet quand il est consommé par exemple au petit déjeuner, d'éviter les hypoglycémies et les fringales sources de grignotage ou de "coup de pompe" en fin de matinée. Sur ce vaste sujet, l'industrie céréalière a fait un site assez bien conçu et riche d'informations pour connaître en détail cet aliment essentiel : Espace Pain Information (EPI). Même si l'information du site est orientée pour dire que manger du pain "c'est bien", la démarche est plutôt bénéfique sur le plan nutritionnel, notamment chez les enfants. Accéder au site.
24 mars 2010

lundi 22 mars 2010

Santé des seniors : une enquête nationale.

Selon l'INVS, "la France compte actuellement cinq millions de personnes âgées de 75 ans et plus (dont 700 000 vivant en institution), soit 8 % de la population. Selon les projections de l'Insee, cette proportion devrait atteindre 13 % à l'horizon 2030. Cette évolution démographique a de nombreux retentissements sur l'offre et la demande en matière d'hébergement pour personnes âgées. Outre l'augmentation des capacités d’accueil en hébergement de longue durée, on assiste à une médicalisation croissante des établissements. L'institutionnalisation des personnes âgées s'accompagne également de problèmes spécifiques comme la dénutrition (entre 20 et 60 % des personnes âgées vivant en institution) et les troubles anxiodépressifs (environ 45 % des personnes âgées en institution)". Une enquête nationale centrée sur la nutrition et la santé mentale démarre actuellement en Indre-et-Loire et sera étendue à tout le territoire national en 2010et 2011.
22 mars 2010

lundi 8 mars 2010

Le guarana : avec précautions

Le guarana est une plante d'Amérique du Sud qui est de plus en plus populaire en supplémentation dans des boissons dites "énergisantes" ou en complément alimentaire. Les vertus supposées de cette plante sont d'augmenter les facultés intellectuelles , de donner de l'énergie et de favoriser la perte de poids. Ces propriétés sont dues en grande partie à la caféine dont le guarana est riche. Une étude faite sur un groupe d'étudiants montre que le guarana augmente l'éveil et les capacités intellectuelles plus que ne le voudrait la caféine qu'il contient. Il est possible que d'autres substances entre en jeu, comme les saponines qui pourraient augmenter le débit sanguin vers le cerveau. Cette mode du Guarana n'est toutefois pas sans risque car la plupart des produits qui en contiennent ne mentionnent pas avec précision le taux de caféine. Un éventuel surdosage peut conduire à des tachycardies ( accélération du rythme cardiaque) voire à des aggravations de problèmes cardiaques existants. L'attention est particulièrement attirée chez les femmes enceintes sur le risque d'un surdosage en caféine sur le bébé, surtout si elles boivent en plus du café et des boissons de type cola qui contiennent également de la caféine. Journal of Psychopharmacology
9 mars 2010

dimanche 28 février 2010

Céleri : des pouvoirs anti-oxydants décryptés.

Des chercheurs chinois ont étudie les propriétés anti-oxydantes du céleri et notamment sa composition en acide phénolique et en flavonoïdes. Les acides phénoliques caféique, p-coumarique, et férulique ont été retrouvés ainsi que les flavonoïdes apigénine, lutéoline, et kaempferol. Une corrélation très forte a été retrouvée entre le pouvoir anti-oxydant et les concentrations en acides phénoliques et en flavonoïdes. Source : Journal of Food Science.
5 mars 2010

Un café par jour : moins d'AVC.

Boire une tasse de café par jour, qu'elle soit normale ou décaféinée réduit le risque d'Accident Vasculaire Cérébral de 30% selon une étude prospective de l'université de Cambridge en Angleterre. En boire plus n'augmente pas le bénéfice par rapport à une seule tasse. Chez les fumeurs, le bénéfice serait encore plus important. Le café est également réputé diminuer le risque de diabète de type 2 et de troubles cognitifs. Source : Congrès sur l'AVC de l'Association Américaine de Cardiologie
1 mars 2010

samedi 27 février 2010

Le melon amer, agent anticancer (in vitro)

Le melon amer, cucurbitacée connu dans la cuisine Réunionnaise sous le nom de margose aurait des vertus anticancéreuses, selon des expérimentations menées in vitro sur des cellules de cancer du sein, et publiées dans la revue Cancer Research. Les extraits de melon amer ont permis de ralentir la croissance tumorale et de provoquer la mort par apoptose des cellules cancéreuses. Il est encore trop tôt pour conclure à une efficacité réelle dans la prévention ou le traitement du cancer du sein.
1er mars 2010

mardi 9 février 2010

Soft drinks et cancer du pancréas : une association probable.

Le cancer du pancréas est rare, mais c'est un des cancers les plus graves. Moins de 5% des personnes atteintes sont encore vivantes au bout de 5 ans. Le tabac est un des principaux facteurs favorisant ce cancer. Une vaste étude sur plus de 60000 chinois vivant à Singapour et suivis pendant 14 ans, a permis de mettre en évidence un lien entre la consommation de boissons sucrées et le risque de cancer du pancréas. Ceux qui buvaient plus de deux soft drinks par semaine avaient une augmentation du risque de cancer du pancréas de 86% par rapport à ceux qui n'en buvaient pas. Le mécanisme probable est celui d'une augmentation de La sécrétion d'insuline. En effet cette hormone produite par le pancréas est augmentée en cas de niveau trop important de sucres dans le sang (hyperglycémie).
9 février 2010

mercredi 3 février 2010

Médecine par les plantes : attention aux effets secondaires.

Se soigner par les plantes a une réputation d'innocuité et certains patients ne signalent même pas à leur médecin qu'ils prennent un traitement parallèle aux prescriptions de ce dernier. Pourtant, les interactions de ces médications naturelles avec les médicaments sont très mal connues, notamment dans le domaine cardiovasculaire. Une enquête de grande envergure a revu la plupart des études scientifiques sur le sujet depuis 45 ans. Savez-vous par exemple que l'ail a des propriétés anti-aggrégantes plaquettaires (il empêche les plaquettes de se coller les unes aux autres et favorise ainsi la fluidité du sang dans les vaisseaux) et qu'il peut, s'il est pris en même temps que des médicaments aux mêmes propriétés (comme l'aspirine ou le Plavix), provoquer des hémorragies. Dans la liste des médicaments susceptibles d'interagir avec des médicaments pour le coeur, l'hypertension et les vaisseaux, on note l'ail, les piments, la glycyrrhizine (Réglisse. Peut augmenter la tension artérielle), le thé vert, certaines algues (les kelps).
3 fevrier 2010