jeudi 21 août 2014

Laver le poulet est-il risqué?

La Food Standards Agency anglaise vient de publier un communiqué demandant aux personnes de ne pas laver la viande de poulet crue avant de la cuisiner.

La viande de poulet est la principale source de campylobacter, qui donne lieu au plus grand nombre d'empoisonnements dus à la nourriture en Angleterre. Ce germe peut parfois être fatal.

Cette nouvelle recommandation se base sur le fait que le nettoyage de la viande de poulet crue à l'eau vive entraîne une diffusion des germes pathogènes avec les micro-gouttelettes générées, et se répandant sur les vêtements, les mains ainsi que l'ensemble des éléments alentours. Ne pas laver la viande limite la contamination aux mains du cuisinier, de la planche à découper et du couteau — les germes étant ensuite tués lors de la cuisson.

De même, il est conseillé de conserver la viande de poulet crue en bas de son réfrigérateur, pour ne pas contaminer les aliments situés en dessous. Les ustensiles ayant servi à découper le poulet doivent être également nettoyés soigneusement.

Food Standards Agency

Coeur et oméga-3 : une affaire de rythme

Les personnes qui ont des niveaux d'oméga-3 supérieur à la moyenne dans le sang sont à peu près 30 pour cent moins susceptibles que ceux ayant les plus faibles niveaux de développer une fibrillation auriculaire, selon une étude de la Harvard School of Public Health. La fibrillation auriculaire est un trouble du rythme cardiaque très fréquent, notamment chez le sujet de plus de 60 ans. Il s'agit de la contraction anarchique des oreillettes cardiaques, qui entraîne une contraction rapide et irrégulière des ventricules situés juste en dessous. Elle se manifeste dans la moitié des cas par des crises de palpitations qui sont ressenties, et une impression d’angoisse et d'oppression. Le risque est double: à la fois une mauvaise efficacité du coeur comme pompe (insuffisance cardiaque), et la possibilité de formation de caillots sanguins qui peuvent ensuite se déplacer et boucher des artères provoquant par exemple un accident vasculaire cérébral si c'est une artère du cerveau qui est ainsi bouchée. Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont suivi 3300 personnes âgées de plus de 65 ans pendant plus de 14 ans. Il y a donc un bénéfice probable à manger des omega-3, pour prévenir la fibrillation auriculaire. Rappelons que les oméga 3 se trouvent notamment dans les poissons gras vivant en eaux froides (principalement le saumon, le hareng, le maquereau, le thon, les anchois et les sardines), l'huile de lin, l'huile de colza, les noix, les légumes verts à feuilles ((mâche, chou, laitue, …) et dans des compléments alimentaires vendus dans le commerce.
Source: Circulation