
La troisième Etude Individuelle nationale des consommations alimentaires (INCA) réalisée par l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), qui consiste à recueillir les consommations alimentaires d'un échantillon d'habitants de France métropolitaine durant 7 jours, a montré que plus de 30 % des femmes ayant un poids "normal" et 15 % des femmes "minces", ont suivi un régime pendant l'enquête ou avaient suivi un régime l'année précédant l'enquête. Récemment l'étude Nutrinet avait montré que près de deux femmes sur trois de poids normal font des régimes et 27 % des hommes de poids normal disent souhaiter maigrir. Cette quête de la minceur et le foisonnement de régimes qu'il est possible de suivre seul, sans avis médical ont poussé les pouvoirs publics à saisir l'Agence pour qu'elle évalue les risques liés à ce type de pratiques. principale conclusion est que choisir de se restreindre, parfois de façon drastique, pour perdre du poids n'est pas un acte anodin. L'expertise menée le démontre scientifiquement. Ce travail met en évidence des effets néfastes, notamment pour les os, le cœur et les reins, ainsi que des perturbations psychologiques, notamment des troubles sévères du comportement alimentaire (anorexie, boulimie, ….). De plus, quand on perd du poids, on perd aussi du muscle, or le muscle produit de la chaleur, en en produisant moins on stocke plus… L'analyse des données scientifiques établit également que la pratique des régimes peut provoquer des modifications profondes du métabolisme énergétique. Ces modifications sont souvent à l'origine du cercle vicieux d'une reprise de poids, éventuellement plus sévère, à plus ou moins long terme. Ce qu'on appelle couramment l'effet yo-yo. Ainsi, une des conséquences majeures et récurrentes des privations et exclusions pratiquées, quelque soit le régime, est, paradoxalement, la reprise de poids, voire le surpoids. Plus on fait de régimes, plus on favorise la reprise de poids.
Source:
ANSES14-06-2012
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