
L'aspartame, édulcorant de synthèse, a été découvert en 1965 par un chimiste de la société Searle et une première autorisation de mise sur le marché (AMM) a été accordée aux États-Unis par la Food and Drug Administration ("FDA") en 1974. Cette AMM a été suspendue quelques mois plus tard, à la suite d'un appel contre cette autorisation motivé par la possibilité d'effets toxiques et cancérigènes sur le cerveau, du composé ou de ses métabolites. Après réévaluation des études sur animaux de laboratoire et examen de nouvelles données (dont une étude de cancérogenèse chez le rat), la FDA accordait de nouveau l'AMM à ce produit en 1981 dans les aliments solides. Cette autorisation était étendue aux boissons gazeuses en 1983 et comme édulcorant général en 1996. En France, l'aspartame a été autorisé à partir de 1988. La dose maximum journalière acceptable ("DMJ") de l'aspartame pour l’homme a néanmoins été fixée à 40 mg/kg de poids corporel/jour. L'aspartame continue cependant de diviser les scientifiques depuis son apparition: plus récemment le Réseau Environnement Santé a souhaité alerter les pouvoirs sur les risques potentiels d'accouchement prématuré chez des femmes enceintes consommant de l'aspartame : une étude danoise (Halldorsson) aurait démontré que boire quotidiennement une canette de soda "light" augmenterait les risques d'accouchement prématuré de 27 à 28%. L'ANSES a émis un nouvel avis sur ces allégations en date du 14/03/2011 et conclut : "cette nouvelle publication n'apporte pas de base scientifique suffisante pour justifier une révision de la DMJ". L'ANSES n'omet cependant pas de préciser dans ses conclusions "Comme mentionné par les auteurs, il conviendrait de conduire de nouvelles études pour infirmer ou confirmer leurs résultats". De quoi alimenter peut-être la polémique...
Sources:
ANSES /
American Journal of Clinical Nutrition / Un site également consultable sur l'aspartame :
European Food Safety Authority15-06-2012
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